‹ Essai de commentaire des fragments cosmogoniques de Bérose d'après les textes cunéiformes et les monuments de l'art asiatiqueChapitre 15 sur 70 · ana sa Ugabbis ma · texte numérisé non relu

ana sa Ugabbis ma

— La grande Déesse Terre a ouvert sa bouche et a dit à Namy az ; dans son intelligence elle s’est souvenue

— « \ii, Namyaz, mon Fais-la sortir

» vers .... J star :

» la maladie des yeux

» la maladie des flancs

» la maladie des pieds

» la maladie du cœur

» la maladie de la tête

— A cause de cela, qu’elle lui dise : . . . .

Pd est l’accusatif du mot correspondant à l’hébreu HS ou »S, « bouche, » lequel est au cas direct pû et au cas oblique pî. L’expression est mot à mot « a fait sa bouche. » Nous avons restitué les versets 40 et 44 du recto d’après les lignes 30 et 31 du verso, où ils se reproduisent exactement semblables.

Le signe dont la valeur phonétique est gik et qui sert d’idéogramme pour « maladie, » est interprété dans les .syllabaires (W. A. I. il, 1 , 1. 151 ) par marsu, ce qui donne à la racine yiD la même acception qu’en arabe. Le texte de notre tablette, très mutilé en cet endroit, contenait évidemment une formule appliquant les mérites de la cérémonie à la préservation des maladies de toutes les parties du corps qui ont été mises à nu chez la grande

déesse et ^ue les dieux ministres purifient. Les noms en sont, du reste, bien connus et ne demandent pas d’explication, sauf a/i. Encore l’explication de ce mot n’olfre-telle pas de difficulté, bien que nous le trouvions ici pour la première fois dans son sens primitif, désighant une portion du corps; c’est a le côté, le flanc, » car a/ ou a-/i s’emploie très fréquemment datis les textes assyriens avec le sens secondaire de « voisinage^ » d’où la préposition non moins commune o/t, a auprès » (voy; Norris, A$syrian dictionary, 1. 1, p. 21). Ainsi l’assyrien nous révèle l’étymologie du mot ntt» « frère, * que tous les philologues sémitistes ont regardé jusqu’à présent comme primitif, il signifie « le })roche » par excellence,- celui avec lequel la parenté est la plus étroite.

La ligne 51 commence par les mots arki litar bilti, « après Isiar, » ou « derrière lilar, la dame » ; le reste manque. Des trois lignes suivantes il ne reste non plus que le commencement, mais, avec une quatrième qui venait certainement après et qui a disparu en entier, on peut lés restituer pour la plus grande partie d’après les lignes 7-10 du Verso, qui les reproduisaient mot pour mot.

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