PROVENANT DU LIVRE II
Chronogr. Barber, ap. Mai. VcU. scripU. nov.coll. tom.
VIII, p. 7.
IlpwTiriv lïaffùv àvaYpaçouffi t^.v XaîiSaïuv ^aoiXiiav av^pt; êv xat^î'joei yvcipipioi, \>.£^avSpo; ô IloX’jiffTup, BYi'pwaffOî xa'i ’a€u- Stivôç )cal XTCoXXo^wpo;.
Le royaume des Chaldéens est compté comme le premier de tous par des hommes illustres dans la science. Alexandre Polyhistor, Bérose, Abydène et Apollodorc.
Syncell. p. 17, A.
’EiriirXaiiTo'î èoTiv ii to’jtwv èmvota àjKpoTtpuv, toù te Br.puaao'j xal TOÙ M*veOû, tÔ ï5iov èÔvoç Ôe'XÔvtwv SoÇaoai, toù (iev to tûv Xa'X^aïuv, toù Si to twv AiyviXTiCüV. ©aupiaJ^e'Tcü Si irûç oùx ■^oyuv^oav à^’ évo; xaî toù aÙTOù Étooç Se'oOai Taï; TEpa-
TtiSeoiv aÙTwv cuyYpaipar; ' * iW ô piàv B-^ptiXTOo; ^tà oâpuv xal v/fpuv xal owoowv otvEYpaiJiaTO , wv 6 [lèv capo; xal
l^axooîuv ÈTwv ypovov «mpiaivet, 6 Si v^po; ètûv éî.axoo-iwv, 6 Si ffüsffo; â^Ti'xovTa *. Ral cuvfi^e oa'pouç éxaTOv Etxoot Six paciXe'cüV Séxx, ’OTOi y^povov ètôjv [/.upiâ^cov TeooapâxovTa rpiùv xal Sùo yiikixSiay,
Le système do Bérose et celui de Manéthon sont également fictifs, car ils ont voulu tous deux glorifier leur propre nation, le premier celle des Chaldéens, le second celle des Egyptiens. Admirez qu’ils n’ont pas rougi de faire l’un et l’autre partir de la môme année leurs histoires fabuleuses. Mais Bérose compte par sares, ncres et sosses, le sare représentant un espace de temps de 3600 ans, le nère et le sosse 60; et il accumule 120 sares en dix règnes, c’est-à-dire 432000 ans.
1] Cette donnée est extraite de Panodorc, dont on trouvera le système entièrement factice pour réduire à 1 1 83 1 /2
ans la durée des dynasties mythiques de Manéthon, exposé dans le Syncelle p. 18, C et 40, D.
C. Millier, Fragm. historié, grœc. t. II. p. 532 : « Panodoreet Annianus (op. Syncell. p. 32), afin de faire cadrer avec la chronologie sacrée la somme de 432000 ans attribué par Bérose aux rois antédiluviens de la Chaldée, supposèrent que ces années représentaient des jours, ce qui faisait 1183 années solaires et 6 5/6 mois. Puis ils admirent qu’avant le commencement de cette période, c’est-à-dire entre Adam et la venue des Egrégores, à laquelle ils identifiaient le commencement de la dynastie chaldéenne, il s’était écoulé 1057 ans, car en ajoutant à ces 1057 ans le temps des rois de Chaldée, ils obtenaient la durée indiquée par la Bible entre Adam et le déluge (2242 ans).
» Par suite, ils attribuèrent un temps égal de 1183 1/2 ans aux règnes antédiluviens de l’Egypte et de la Chaldée, de telle façon que, si l’on avait ajouté foi aux inepties de Panodore, Bérose et Manéthon auraient fait partir leurs calculs de la même année. En admettant ici cette donnée, le Sycelle a oublié que lui-même, dans un autre endroit (p. 44), montrait la fausseté du comput de Panodore.
» Au reste, Panodore n’avait rien changé aux chifires de Bérose, interprétant seulement les années par des jours, car il admettait la période de 1 20 sares. C’est donc la chronologie chaldéenne qu’il avait prise pour point de départ en comptant ses 11831 /2 ans ; de là il avait, pour compléter l’intervalle de temps que l’on admettait alors entre Adam et le déluge, assigné à sa fantaisie la date de l’an du monde 1057 à la venue des Egrégores, car cette date n’était fournie ni par l’Ecriture-Sainte, ni par aucun autre auteur. Ceci fait, il s’était occupé de trouver des combinaisons pour réduire à la même durée de 1183 1/2 ans les temps mythiques de l’histoire égyptienne. » Sur les procédés par les-
quels il y était parvenu, voy. C. Müller, Fragm. historic. graec. t. II, p. 531.
2] Nous traiterons des sares, desnères et dessosscs dans le commentaire du fragm. 9, note 4.
S3mcell. p. 30, A.
TaùToc Ç7151V d IIoXuiffTCdp ’A^É^av^po; tov BYfpbMraov iv TCpwnn (fraglll. 1). ’Ev 5è ^euripa toÙî ^îm. paffiXet?
Tûv XaX^aiuv xal tov j^pdvov tü? P*oiXeiaç aÙTwv, oâpouç éxardv eîxofftv, -iiTOi sTÛv pLupiâ^o; Teooapàxovra Tpeù; xai 860
?«Ç TOÙ JWtTaxXuffjAOO.
Voilà ce qu’ Alexandre Polyhistor dit être raconté dans le premier livre de Bérose. Quant au second livre, il y parle des dix premiers rois des Chaldéens et de la durée de leurs règnes, montant à 120 sares, c’est-à-dire 432000 ans, jusqu’au déluge.
Euseb. Armen. Chron. p. 5, ed. Mai.
Hacc quidem Berosus in primo libro narravit, secundo autem reges singillatim recensuit.
[ Ut ipse ait, U^abonassarus erat eo tempore rex^.~\ Et regum quidem nomina diligenter acervat, nullum tamen eoriim opus peculiariter récitât, fortasse quia nihil mémorandum essearbitratur. Exeo igitur regum tantummodo seriem depromere licet. Hac vero ratione narratiofiem exorditur,utcdpollodorus aiU: nempe primum exti tisse regem Alorum exurbe Babylone Chaldaeum : hune saris decem regno potitum^. E*orro is sarum ex annis ter mille sexcentis confiât. oAddit etiam nescio quem nerum et sossum : nerum ait sexcentis annis cons tare, sossum annis sexaginta'' . Sicille de veterwn more annos supputât.
His dictis, pergit porro, regesque Assyriorum singillatim atque ex ordine enumerat, decem videlicet ab Aloro primo rege usque ad Xisuthrum, sub quo magnum illud primiimque diluvium contigisse ait, quod Moses quoque commémorât'^. Jam summam temporum, quibus hi reges imper itaverunt, ait esse saros centum viginti, nempe quadraginta très annorum myriades, annosque bis mille. Tum et disertis verbis ita scribit^ : de/uncto, inquit, Aloro, regnavit ejus Jllius saris tribus. ‘Post oAlaparum oAlmelon ex urbe Pantibiblis'^ Chaldaeus saris tredecim. Al-
meloni successit Ammenon item ex Pantibiblis saris duodecim. Hujus aetate bellua quaedam, cui nomen Idotioni*, e Rjibro mari emersit^^forma ex homine et pisce mixta. Hinc oAmegalarus Pantibiblius octodecim saris regnavit. Deinde pastor Davonus Pantibiblius, qui et ipse saris decem regno potitus est. Hoc imperante, rursus e Rubro mari emerserunt, eadem hominis itetnque piscis figura, monstra'^^ quatuor Postea regnavit Edoranchus Pantibiblius saris octodecim. Eo tempore item apparuit e Rubro mari aliud quiddam simile piscis et hominis, cui nomen Odaconi Hos inquit omîtes ea quae ab Oanne summatim dicta erant, accurate exposuisse. Exin imperavisse Amemphsinum^^ e Lancharis^^ Chaldaeum saris decem. Tum regnum tenuisse Otiartem e Lancharis Chaldaeum saris octo. Defuncto deniqueOtiarte,filium ejus Xisuthrum rexisse imperium saris octodecim : sub eoque evenisse magnum diluvium. Confiatur igitur summa decem regum et sarorum \centum viginti. Haec est porro regum sériés :