ky
a jourg
6oo
300 (rr.de
saindoux
+ 3pgr.
de
M kg.
1 jours
6oo
400gr.de la viande
iS.ao
D'après ces proportions 4, 18, 32, on voit immédiatement que si la graisse des fèces reste autour des chiffres indiqués précédemment quand la graisse alimentaire n'est pas trop abondante, elle tend rapidement à augmenter dès qae l'on vient à dépasser la capacilédigestivfi de l'intestin.
10' EXPÉBIENCB.
Chez l'homme considéré comme sain, nous avons à plusieurs jours d'intervalle donné avecralimeolation du régime i" de Husson (vulgairement 4* degré de l'hôpital) 50 gr., puis 100 gr. et enfio 200 gr. de beurre. Il a fallu une certaine bonne volonté de la part de cet homme pour qu'il prit les 300 gr. de pain beurré en un repas d'épreuve, et nous o'avons pas osé lui demander de dépasser ce chiffre pour de nouvelles expériences. Au reste les résultats que nous avons obtenus avec le 3° repas nous ont semblé assez démonstratifs par eux-mêmes, et comme sur ce sujet il existe déjà de nombreux travaux tous concordants entre eux, nous avons cru que nous en pouvions profiter, aidé de nos connaissances personnelles, pour déclarer à la suite de Daslre que Vulitisation des graisses est sous la dépendance de la quantité ingérée, la faculté absorbante de l'inteslin ayant des limites rapidement atteintes.
Voici le résultat de nos recherches:
<in°;uj.l
DunSe de lipnuv.
Gr»i.«
Poids du
^Poidsd..
Gralue des lèce«
s, kg.
1 jour
4«deBré + 5o gr.
de beurre
sSo
+ .oo'sr.
de beurre
de beurre
Nous pourrions encore citer le cas d'un jeune malade du service de notre Maître M. le P'' Dieulafoy, qui,atteintd'adénite cervicale tuberculeuse, absorbait des quantités considé-
GâULTIEK g
rables de corps gras, beurre, sardines à l'huile, etc., et de plus tous tes matins prenait un demï-venre d'huile de foie de morue ; recueillant les matières de 48 heures, nous avons très approxiniativemeot dosé les graisses des fèces comparativement aux graisses ingérées, et Dous avons pu voir que le chiffre obtenu dépassait la moyenne d'une utilisation normale 0/0.
Voici maintenant, en regard de nos résultats, ceux que nous avons trouvés dans la littérature médicale. Voici d'abord un tableau de Mûller, chez l'animal :
Poid.
d« 1 «preuve
Nourrilure
Poidj
Graliu
Viande
Cr«™
i5oo i5oo
Il est encore un point digne de remarque, pour l'utilisation des graisses en rapport avec la quantité ingérée, que l'on peut déduire de nos expériences, en lisant attentivement les chiffres qui en espriment les résultats, c'est celui que Von Noorden a bien rais en évidence, à savoir que : quand la quantité do graisse de nourriture augmente, la perte 0/0 diminue jusqu'à un certain point, au delà duquel, ayant dépassé la mesure de la capacité digeslive, on voit la graisse des fèces augmenter dans des proportions considérables. Ainsi pour 4 gr. 2 de graisse alimeiitaire.ilyavaitb?, 1 0/Ode perle 42gr. 2 - — - iO, «0^0 -
80gr. 2 — — 6,36 0/0 —
Mais avec Rubner, ce tauteur place cette capacité digestive de l'intestin pour les graisses à 350 gr. do beurre, ce qui nous semble un chitfre un peu élevé. 11 est du reste, conrnie
nous l'avons vu, difficile de faire absorber celte quantité à un individu sain, et dans la pratique on aura rarement lieu de tenir compte de ces chiffres extrêmes. Leur étude cependant nous a permis d'établir notre régime d'épreuve^ et c'est pourquoi nous avons tenu à les rapporter avec quelque détail.
b) Utilisation 0/0 suivant F état de digestibilité de la graisse alimentaire. — S'il est vrai qu'il faut tenir compte pour l'utilisation des graisses de la quantité ingérée, il n'est pas moins vrai également qu'il est de première importance d'envisager Vétat de digestibilité sous lequel elles se présentent dans les aliments, pour pouvoir apprécier à leur juste valeur les résultats que donne l'analyse des graisses des fèces.
Sur ce point nous n'avons pas fait do recherches personnelles, tellement la chose nous a semblé évidente. Il est naturel en effet de concevoir que la graisse toute émulsionnée du lait est plus facilement digestible que la graisse contenue dans la viande, et pour laquelle des actes digestifs variés et nombreux sont nécessaires pour la rendre assimilable.
Du reste, voici à ce sujet un tableau de Rubner qui en dira plus long que bien des phrases :
Aliment principal
Viande lard
Viande et beurre
Œufs !..!.!...
Pommes de lerre et beurre Lait
etc.
Graisse des aliiiienls
G misse des fèces
Perle «'o
ik.
Le même auteur donne ailleurs comme chiffres de perle :
80 0/0 pour la graisse du lard prise exclusivement comme nourriture en proportions convenables ;
12, 6 0/0 pour la graisse de l'œuf prise exclusivement comme nourriture;
4,1 0/0 pour la graisse du lait;
4,5 0/0 pour la graisse du beurre.
c) Utilisation 0/0 suivant le point de fusion de la graisse alimentaire. — Enfin, il est une 3® condition dont dépend encore l'utilisation des graisses alimentaires, c'est leur point de fttsion. Elle est en effet en rapport inverse de ce point de fusion : plus celui-ci se rapproche de la température propre de l'intestin, plus elles sont rapidement résorbées; les graisses qui fondent au-dessus ne sont pas absorbées du tout. Ce sont là des faits bien connus et qu'il est facile de vérifier. Sans vouloir envisager ces choses par le menu, nous rappellerons que le point de fusion des graisses dépend de leur teneur en oléine, palmiline et stéarine qui constituent la plus grande partie des difi*érentes matières grasses des êtres vivants. L'oléine est liquide à la température ordinaire et ne se modifie qu'à — 3<» C. ; la palmiline fond à 40^ ;Ia stéarine à SS^'.
Ex : la graisse de chien renferme 7 pour 10 d'oléine; 3 pour 10 de palmiline et de stéarine; elle commence à fondre à 20^ cl est complètement liquide à 28'' ou 30o.
La graisse de mouton (suif) renferme 1 pour 6 d'oléine et 5 pour 6 de palmiline et de stéarine; elle commence à fondre à 43<» et est complètement liquide à 49o.
Le beurre renferme 4,2 pour 10 d'oléine, 5 pour 10 de palmiline et très peu de stéarine-, avec traces de butyrine, caproïne et capriline; il fond à 26<',5.
L'huile d'olive, qui contient beaucoup d'oléine, delà margarine et un peu de stéarine, est liquide à la température ordinaire, etc.
Comme corollaire à ce9 différentes recherches unilatérales, nous devons ajouter avec Millier que, dans un mélange de caisses à points do fusion (]) variables, celles dont le point do fusion est lo plus bas sont naturellement les mieux résorbées ; si bien que si l'on recherche d'un côté le point de fusion d'un mélange de graisses alimenlaîreset le point de fusion des graisses des fèces, on trouve que ce dernier est toujours supérieur au premier. C'est ce que Mtiller a constaté dans les fèces des ictériques.
d) De rétablissemeut d'un repas cFépreuve. — Noua avons tenu à rapporter ces différentes expériences relatives aux conditions dont dépend l'utilisation des graisses alimentaires, car c'est on nous basant sur elles que nous avons pu établir un régime spécial pour l'analyse quantitative et qualitative des graisses des fèces dans le but d'explorer les fonctions de l'intestin et de ses glandes annexes.
Pour èlre tout à fait renseigné sur ce point si intéressant de l'utilisation des graisses, el mieux encore pouvoir justifier notre régime d'épreuve, il eût fallu considérer comment se comportent les graisses alimentaires quand on les mélange soit à un régime végétarien, soit à un régime carné, et voir si ces régimes influent sur leur utilisation. Nous ne l'avons pas fait, du moins d'une façon systématique. Nous savions de par ailleurs que les substances albuminoïdes ajoutées aux graisses améliorent leur utilisation, tandis que les substances hydrocarbonées ne semblent en rien la modifier(Ro8enheîm). Il nous a suffi do consulter nos tableaux précédents, résultats de l'utilisation des graisses alimentaires chez l'homme sain soumis aux différents régimes del'hôpilal, pour voir que
[1} Pour recbcrcber le point da fusion, on coula daai un petit tube en verro que l'on scelle à ses deux edrèmitâs la «ubalance à analyser, et l'on attache ce tuba BU réservoir d'un bon tberoioniêlre; oa plonge le tout dans ud petit ballon rempli d'eau chaulTée graduai lament dans uo baio-marie, et l'on noie avec soiu sur la Ibarmomètre à quel degré fond la graisse canieuue dans le tube>
rintervention des différentes sortes d'aliments n'a qu'une action vraiment minime sur elles, et que par suite il y avait lieu surtout de tenir compte pour rétablissement de ce repas d'épreuve des 3 facteurs précédemment cités, à savoir :
1<* Quantité de graisse ingérée y
2o État de digestibilité de la graisse ingérée^
3® Point de fusion.
Partant'de ces 3 termes, voici comment nous procédons pour le régime d'épreuve des graisses.
Nous intercalons, comme il a été dit au chapitre des méthodes générales à propos de la délimitation des fèces, entre un repas ordinaire précédent, qui, sauf obstacle absolu à la bile, est rendu sous forme de matières brunâtres, et un régime lacté que l'on fait suivre immédiatement après le repas d'épreuve, régime lacté qui est rendu sous couleur de matières grises, le matin au petit déjeuner un repas comprenant : une quantité variable de viande froide, maigre, préalablement pesée, de 40 à 50.gr. environ, et deux tartines de pain beurrées avec 30, 40 ou 50 gr. de beurre et plus, suivant l'appétit du malade. Il est en général difficile, et il est totalement inutile d'en faire absorber davantage, le tout arrosé d'eau de Vichy, ou, si Ton préfère, de thé léger. Ce régime est donné avec un cachet de carmin au début, et un autre au milieu du repas, et il est rendu sous forme de matières de coloration rosée des plus nettes.
Dans le cas d'obstacle au cours de la bile où la netteté des diverses colorations des matières fécales ci-dessus indiquées manquerait forcément pour la délimitation des fèces, on procède sans en tenir compte, ayant eu soin d'intercaler ce régime d'épreuve entre d'autres repas à des distances assez éloignées pour qu'il n'y ait point mélange dans l'estomac ou ailleurs de la poudre de carmin avec d'autres aliments que
ceux do ce régime même dont elle sert à faire reconnaître les résidus dans les excréta.
2o Rapport des diverses parties des graisses excrétées.
Laissant pour un instant de côté cette question du régime d'épreuve, dont nous avons tenu à bien préciser la valeur et dont nous retrouverons l'emploi par la suite dans nos recherches cliniques sur les états pathologiques, nous allons maintenant étudier, dans Tétat physiologique normal, le second terme de l'utilisation des graisses ; nous voulons dire Véiat dans lequel elles se trouvent dans tes fèces après les modù fications que leur ont fait subir V intestin et ses glandes^k sa,' voir le rapport existant entre les graisses neutres (C), les acides gras {A. G.) et les savons (S.) de l'extrait élhéré total.
Si, en edet, l'analyse quantitative des graisses des fèces renseigne en bloc sur l'état de digestibilité de ces aliments, l'analyse qualitative permet une appréciation plus exacte du fonctionnement de l'intestin ; elle permet la dissociation des différents actes chimiques ou physiques du tractus intestinal, et nous met à même, comme nous le verrons plus tard, de rapporter à un défaut defonctionnement soit dans la sécrétion biliaire, soit dans la sécrétion pancréatique^ soit encore dans la résorption intestinale, les différences observées dans la nature des graisses recueillies dans les fèces.
Cette analyse qualitative, pour nous, prime toute cette question de l'analyse des graisses dans les matières fécales ; aussi avant d'entreprendre cette analyse dans nos expériences de types anormaux ou dans nos recherches pathologiques, avons-nous étudié avec soin dans quels rapports se montrent les diverses parties des graisses excrétées à l'état normal chez des chiens et chez des hommes considérés comme sains. Et ce sont ces résultats qui, comme les précédents, nous serviront de base de comparaison par la suite.
ie de tableaux, quelques-uns des résultats enus, en analysant sm point de vue çualié total des expériences précédentes (1):
.ères comme sains.
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D eflet que nos Tecberchei précitée» a'&vaient port* iialiâres, diviEèes ita» 1« bul de sa» eiameos aaccuqua lea chiffras doonés aont lei totftui de ces divers iB donc ici dans lajr totalité, cir ainsi les cbiffres sont pondenl mieui à la léaltlé.
Do Texamen de ces divers chifFrcs, nous pouvons conclure en termes de pourcentage que dans ces 4 à5 0/0 de graisse, les quantités respectives de GN.,A. G. et do S. sont pour iOO parties de 24,2, 38,8 et 37 environ; ou, ce qui revient au même, que 75 0/0 des graisses excrétées ont été dédoublées, et sont par conséquent considérées comme facilement absorbables.