‹ Essai de coprologie cliniqueChapitre 32 sur 48 · C. — Etat physiologique anormal · texte numérisé non relu

C. — Etat physiologique anormal

Passons maintenant en revue les conditions anormales que réalise roxpérience pour chercheràreproduirerétat de maladie. Nous avons eu sur ce terrain do nombreux précurseurs, mais si nous avons répété après eux quelques-unes de leurs expériences, nous avons mis, croyons-nous, assez de variété dans les nôtres pour que certaines d'entre elles offrent un cachet sinon d'entière nouveauté, du moins de quelque originalité.

C'est ainsi que si nous avons répété les expériences classiques de la fistule biliaire après ligature du cholédoque, la destruction partielle ou totale du pancréas, ou encore la ligature de ces conduits, nous avons pratiqué pour les besoins de notre cause Téléganto expérience de Pawlow d'exclusion pancréatique que nous ne connaissons point encore jusqu'ici avoir été employée dans ce but ; de plus, par deux opérations différentes, nous avons,à l'instar de cettedernière expérience, du même coup exclu de l'intestin le foie et le pancréas, sans détruire ces organes dont la sécrétion interne est si importante, et enfin nous avons réséqué l'intestin grêle d'un chien sans compromettre son existence et pu étudier chez lui les troubles dus à la résorption intestinale.

Avec la description de ces expériences, nous reproduirons ici les seuls résultats capables de servir à nos déductions cliniques; dans le choix de ceux-ci, nous nous sommes rappelé la parole de Cl. Bernard :

'"wr.jr--

(( Lorsque^ dans une science aussi compliquée que là physiologiBy on emploie V expérimentation pour résoudre une quesliony l'esprit doit toujours tenir compte de la dis^ tance logique qui sépare le résultat de l'expérience des conclusions qu'on en tire et s'arrêter à celles qui découlent dune façon plus immédiate des résultats mêmes de V expérience. »

1» Cas où la fonction biliaire est supprimée. —

Nous avons pour cette expérience (1) employé un des chiens précédents considéré comme sain.

C'est UD chien de 15 kg. qui nous a servi. Il est bon de prendre de préférence, pour ce genre d'opérations, des chiens de petite taille à thorax court, de façon à avoir facilement sous la main la vésicule biliaire et le hile du foie; chez les grands chiens à thorax allongé, toute la masse hépatique est masquée par les côtes, et c*est au fond d'une sorte d'entonnoir que la main aveugle va à la recherche des différents organes; et si dans ces cas on veut se donner un peu de jour, on risque en réséquant les côtes d'ouvrir la plèvre et de voir se former un pneumothorax. Nous avons eu un accident de ce genre chez un grand setter gordon qui succomba au bout de 48 heures, malgré la fermeture immédiate de la plèvre.

Après injection sous-cutanée de 15 ce. de la solution d'atropomorphine suivante :

Sulfate d'atropine gr. 10

Chlorhydrate de morphine 2 gr. 50

Eau distillée 250 gr.

le chien immobilisé sur le dos, dans la gouttière de Cl. Bernard, le ventre rasé, lavé et brossé, fut endormi au bout d'un quart d'heure environ après lUnjection, à l'aide de chloroforme.

On procéda pour lui à des précautions aseptiques comme s'il se

(i) Commencées à rh6pital de la Pitié, conUnuées au Laboratoire central de l'hôpital Beaujon, nos expériences ont été poursuivies dans le magnifique laboratoire de la clinique médicale de M. le professeur Dieulafoy, à TBôtel-Dieu. Avec juste raison, Tillustre physiologiste russe Pawlo^v fait ressortir l'importance des procédés chirurgicaux en physiologie, pour obtenir la guérison de tous les traumatismes produits et le retour complet à la santé de l'animal, dans la mesure du succès où le permet TopéraUon; mais ce n'est point à notre

l'une opération abdominale chez l'homme : champs opéraiseptiques, instruments bouillis, etc. C'est là, croyonsvec la rapidité, une des chances les plus grandes de succès ire.

le détHil de l'upéralion :

rture du ventre sur la ligae médiane; on va à la recherche

du foie, où il est assez facile avec un peu d'habitude de lire le canal cholédoque dont la consistance spéciale sous le flère totalement de la résistance élastique de l'artère bépa-

de la mollesse de la veine porte; dissocié et chargé, il est 2 fils de soie qui assurent son oblitération complète; pour

sAreté.on peut, soit l'écraser au préalable entre les 2 mors nce, soit le couper entre les 2 ligatures. Lé premier tempsde ion fini, on attire à la peau la vésicule biliaire, et après l'a- £e on l'ouvre d'un léger coupde ciseau [fig. 4). Un petit drain 'e laissé dans la vésicule de fa^on à entraîner pendant les -s jours la bile hors du premier pansement qui est fixé à la rs de la fermeture de la plaie avec des crins de Florence. Ce ent est recouvert par un bandage de corps pour éviter luillure.

mt les 8 premiers jours.on ne change seulement que ce ban- : on peut renouveler le drain; au bout de ce temps, l'animal on enlève les crins qui jretenaient les compresses sur la plaie, -ci presque cicatrisée est abandonnée à elle-même. Dès lors I est prêt à subir les expériences- Pendant tout le temps

durent, il est tenu muselé de façon qu'il ne puisse lécher

biliaire. ...

a le démuselé qu'au "moment des repas d'épreuve qu'on lui isirer. Dans l'intervalle des expériences, on le laisse libre de a fistule biliaire et c'est probablement à cela que nous devons

le pourrait s'adresser le reproche suivant qgi termine la préISce ds sur le travail dei glandes digestives ; • La preuva la plus coavaia- 1 la inèlhode chirurgicale n'occupe pas en physiologie la place qu'elle 'est l'absence dans le plan d'in a lallation des laboratoires modernea le d'opéralloDS chirurgicales au mime litre que les aoneiei spéciales à la chimie, k la physique ou t la microscopie. ■ Mous sToni en ce aux soins vieilanls de U. le.professeur Divulatoy, pu opérer nos dans un local appropria avec louto l'instrumental ion désirable. Ou donnera cette digression qui n'a pas qu'un seul but de remerciements I taisons de tout cœur, mais qui (end encore et surtout à confirmer g modeste eipérieace l'cxcelteoce des paroles de Paulow.

i" utilisation 0/0 des graîases li< Expérience.

Noun

MM. Hclï!

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Onisie des lt«M :|

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G»ilM

Poidj brut

oo+45p.

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graisse

environ

.50 + 45 IBSgr.

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123 gr.

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graisse

.50 + ,5 325 gr.

lai

iltatB exprimés ea chiffres brutaux, s'ils sont tralurceotage, peuvent doue s'énoncer ainsi :

/O S des graisses ingérées ont été excrétées.

re l'utilisation 0/0 de la graisse a été | 66,3 0/0. ( 62,8 0/0.

ninies toîn des 4 à 5 0/0 do graisses excrétées et )6 0/0 dos graisses utilisées à l'état normal, ultats sur ce puLnt sont à (]ucli{ucs grammes près à ceux de notre Maître de la Sorbonne, M. le ' Daslro, dont nous résumons ici, sous forme de is 3 séries d'expériences qu'il lit chez ua chien à lire.

r*preuie

Quallllé de gnii» în^i^

Poiai ia

GraliM dei lèGM

'Tio

Ou en d'autres termes :

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