‹ Essai de Coprologie Microscopique Diagnostic Microscopique des Maladies Parasitaires à Protozoaires et à HelminthesChapitre 43 sur 64 · SUN NE · texte numérisé non relu

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L'examen simple sans coloration est à recommander en employant un oculaire 3 et successivement lesobjectifs 3,9, 7. Notre pratique nous fait préférer le miroir convexe au miroir plan et l'éclairage oblique à la lumière directe.

En main, la vis micrométrique et, à portée, l’oculaire à micromètre ; l’étude de la préparation se fera rapidement d’abord avec un objectif faible pour la recherche des gros parasites ou de leurs groupements, puis avec des objectifs de plus en plus forts pour l’étude de leurs parties constituantes. La mensuration sera souvent utile pour fixer une diagnose hésitante et quelquefois indispensable pour préciser un diamètre de kyste ou d’œuf qui, seul, permettra une différenciation. En microscopie coprologique, plus qu’en toute autre recherche microscopique, nous avons souvent regretté de n’avoir que deux mains ; le rêve serait de pouvoir à la fois agir sur la vis micrométrique, sur la platine, sur le miroir et sur le diaphragme ; quoi qu’il en soit, notre examen direct nous permettra, outre les parasites vivants, de voir encore parfois quelques rares kystes de ces parasites ou quelques œufs d'Helminthes.

En outre, nous pourrons constater et noter la présence des leucocytes et de leurs variétés, des hématies et des diverses cellules épithéliales.

Les éosinophiles, entre autres, sont très intéressants à caractériser, car, à eux seuls, ils pourront faire soupconner un parasitisme intestinal ; leur aspect, dans les selles à l’état frais, est assez caractéristique, ils ont de 10 à 16 u, un noyau bilobé en forme de bimocle et sont bourrés de granulations volumineuses toutes égales et très réfringentes, animées de mouvements browniens qui leur donnent un scintillement caractéristique.

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Cet examen étant quelquefois de longue durée ou nécessitant des observations répétées, il est de toute utilité de luter les préparations, soit à la paraffine, au pinceau, soit au lut de Krônig, au fer à luter ; cette dernière méthode est à recommander, car mieux que la paraffine, elle donne des préparations qui se conservent longtemps.

L'examen direct est la meilleure méthode pour le diagnostic des maladies à Protozoaires, mais si ce procédé est simple, il nécessite une éducation de l'œil et une parfaite connaissance du microscope.

En effet, les images des corps non colorés ne frappent notre rétine que par des phénomènes complexes de réflexion, de réfraction et de diffraction, dont on fait varier les effets par les modifications apportées à l'éclairage de la préparation par la conduite calculée du miroir et du diaphragme.

III — Examen après coloration.

Ce n’est que dans des cas exceptionnels que, pour les recherches cliniques, l'on a à effectuer une coloration. Il est toutefois important de connaître la technique à employer en l'occurrence.

La coloration en Coprologie microscopique ne pourra avoir d'intérêt que pour fixer un diagnostie hésitant de Protozoaires, pour caractériser une division ou des inelusions nucléaires et des formations chromidiales, ou pour rechercher une éosinophilie,

Dans ce dernier cas, après fixation à l’alcool-éther, une coloration à l'hématoxyline-éosine, dont la technique est classique, sera suffisante,

Pour le reste, il sera nécessaire d'employer : 1° la méthode de Romanowsky ou une variante ; 20 la méthode à Phématoxyline ferrique d'Heidenhain.

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