DES SELLES
Les selles naturellement émises ou obtenues après un lavement iodé sont envoyées au laboratoire avec addition de 10 p. 100 environ de formol du commerce. Dans ces conditions, les kystes et les œufs d’Helminthes restent intacts plusieurs jours.
Après avoir mélangé les matières à analyser, on fait un prélèvement de 20 à 25 grammes que l’on place dans un verre à expérience de 200 centimètres cubes environ. On délaie en triturant à l’aide d’un agitateur avec Q.S. de solution physiologique formolée, de facon à obtenir une émulsion liquide homogène.
On passe le liquide obtenu sur le tamis de laiton dont nous avons donné la description précédemment, qui retient les particules grossières d’un broyage incomplet.
On filtre une seconde fois sur un tamis desoie constitué, comme nous l’avons déjà dit, par un carré de toile desoie (toile à tamis pour bluterie) de 15 centimètres au carré, placé, plié tel un filtresans plis, dans un entonnoir cannelé.
Nous employons pour la pratique courante la soie n°32 (à 32 fils au centimètre), dont les mailles ont des interstices d'environ 225 y et laissent donc passer le plus gros des éléments que nous recherchons, les œufs de Schislosomum qui sont les plus gros des œufs d’Helminthes et n’atteignent que 160 x dans leur plus grand diamètre.
Pour des recherches spéciales et afin d’obtenir un culot moins souillé de grosses particules étrangères nous avons
une série de tamis. :
Oh re
Le n° 63 (à 63 fils au centimètre), à interstices de 100 g en moyenne, qui laisse passer tous les kystes et la majeure partie des œufs.
Le n° 90 (à 90 fils au centimètre), à interstice de 73 p en moyenne, que l’on réserve pour le nettoyage aussi complet que possible des kystes de Protozoaires ; le liquide obtenu après ce dernier tamisage est alors réparti dans les tubes de la centrifugeuse et centrifugéune minute à 1.800 tours.
Une vitesse plus grande permet une diminution du temps de centrifugation, mais doit être écartée car on constate souvent une déformation des éléments et même l'éclatement de certains œufs.
La première centrifugation terminée, on rejette d’un mouvement brusque le liquide surnageant qui contient les particules légères et on ne conserve que le culot. Ce dernier est alors dilué, dans le tube lui-même, dans le liquide de traitement (solution citrique à 12 p. 100 formolée à 2 p. 100, D — 1047), dont on ne remplit pas complètement les tubes, ménageant 1 à ? centimètres pour ajouter une couche d’égale épaisseur d'éther sulfurique. Une agitation énergique détache le culot et émulsionne l’éther.
On centrifuge à nouveau à 1800 tours pendant 30 secondes : l’éther se sépare à la surface, en dissolvant les graisses et entraînant des particules qui forment un voile à la surface de séparation de l’éther et du liquide de traitement.
Dans ce voile, pendant le mouvement ascensionnel de l’éther, des kystes el des œufs ont pu être entraînés el englobés ; aussi faut-il, après cette deuxième centrifugation, layer, avec une effilure de pipette fermée, le
voile, le dilacérer, pour en dégager les éléments plus denses.
Cela fait, on centrifuge une deuxième fois pendant 30 secondes. On rejette d’un coup sec le liquide et on ne conserve au fond du tube qu’un minime culot qui contient les kystes des Protozoaires, les œufs d'Helminthes et quelques débris alimentaires de densité élevée.
En résumé, notre technique comporte :
19 Prélèvement de la prise d'essai et broiement dâns l'eau physiologique formolée :
20 Premier tamisage avec lamis de laïlon ;
30 Deuxième lamisage au tamis de soie ;
49 Centrifugation de une minute ;
90 Trailement du culot par le liquide citroformolé et l’éther el deuxième centrifugalion de 30 secondes ;
60 Troisième centrifugation de 30 secondes après dilacéralion du voile qui sépare le liquide de l'éther.
79 Examen du culot obtenu.
Toutes ces manipulations demandent à peine dix
- minutes.