‹ Essai de Diagnostic entre les États de Débilités MentalesChapitre 16 sur 78 · RATES · texte numérisé non relu

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de chiffres et de mots qu'ils sont plus intelligents, ou tout au moins, qu’il existe une relation entre le degré de l'intelligence et l’étendue des actes successifs de copie.

Ces mêmes expériences, M. Simon les appliqua donc aux enfants arriérés (1). Les épreuves ont consisté à faire copier d’abord une série de chiffres, puis deux phrases. On notait, pour chaque enfant, le nombre de chiffres copiés à chacun des actes de copie, ainsi que le nombre d’actes de copie.

Pour la copie de phrases, M. Simon notait aussi le nombre d'actes de copie nécessaires pour reproduire la phrase modèle. Il exprimait ensuite numériquement la façon de copier de chaque enfant en divisant par le nombre d'actes de copie exécutés par lui le nombre de mots dont se compose la phrase : il obtenait ainsi le nombre de mots copiés par acte de copie. M." Binet avait constaté que l'usage fait de leur mémoire par les enfants paraît être en rapport, jusqu’à un certain point, avec le développement intellectuel de chacun. M. Simon, dans son intéressant travail, a, également constaté que les actes de copie deviennent d'autant plus nombreux que les choses copiées parlent moins à l'esprit, sont moins familières. 11 en conclue : « Commode, courte, précise, la copie de phrase parait done constituer dés l’abord dars l’examen d’un enfant une bonne méthode de diagnostic de son développement intellectuel au moment même de l'expérience ».

Le procédé de M. Simon fait malheureusement appel exclusivement à l'instruction : il est tout à fait inapplicable aux enfants qui ne sauraient ni lire, ni écrire. Dans toute épreuve ayant pour but l’examen de l'intelligence, on se

(1) Simon. Année psychologique, 1900.

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