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CHAPITRE V

Autres Aliments

Indications. — Comme pour les bouillies, on ne peut pas fixer de date pour l’adjonction d’autres aNments. Là encore, il ne faut pas changer sans raison ; laisser l’enfant à son régime tant qu'il va bien et pousse bien ; ne pas hésiter à donner d’autres aliments, même si l'enfant est âgé de moins de un an, si la croissance est insuffisante, ou si des troubles se produisent, :

Les troubles qui peuvent indiquer l’adjonction au régime d'aliments autres que les farines sont : la dyspepsie des farineux, l’anémie ou plutôt l’oligosidérémie, le rachitisme et les diverses carences vitaminées, Fanorexie enfin qui ne cède souvent qu'à l'absorption d'aliments frais. ie |

Les aliments qu'il est utile d'introduire dans l’alimenlation sont : les légumes, les fruits, le jus de viande, les | œufs.

Légumes. — Parmi les légumes, les plus importants sont les pommes de terre, les légumes verts : épinards, haricots verts, fonds d’artichauts, etc., que l’on donne en purées.

Fruits. — Comme fruits, la banane, la pêche, les prures, poires, pommes, sont surtout à recommander. On peut les donner crus et rapés, à condition qu'ils soient très murs, ou cuits sous forme de marmelades ou de

confiture.

Œufs. — Quant aux œufs, on donne en moyenne un jaune d'œuf, 2 fois par semaine à 1 an, l'œuf entier à 15 mois. On peut, dans le cas d’anémie, de rachitisme donner plus précocément de petites quantités de jaune d'œuf (une demi-cuillerée à café) que l’on mélange à

des panades, des bouillies.

Pain. — Quant au pain, ne pas en donner avant 1 an ; commencer par des biscottes ou des gâteaux secs, de pré-

ference au pain frais.

ù > Î \ Technique. — La difficulté, lorsque l’on veut donner

un aliment nouveau est surtout de le faire accepter par l'enfant. I] faut de plus l’introduire très progressivement dans l’alimentation, car, au début, il peut être mal supporté, mais l'enfant s’habitue vite à une alimentation nouvelle.

Le meilleur procédé consiste: donc à mélanger des ali-

ments nouveaux en petite quantité aux bouillies aux-

quelles l'enfant est habitué. C'est ainsi que l’on com-

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