III) ENQUÊTE ET EXAMEN DES CONDITIONS D'HYGIÈNE
Aussi difficile parfois, et cependant aussi importante, est l’étude des conditions d'hygiène auxquelles est sou-
mis l'enfant.
Conditions atmosphériques. — Cependant, on pense presque toujours à incriminer les conditions atmosphériques, surtout l'été, par temps chaud et orageux. On connait bien actuellement les relations qu’il y a entre une chaleur excessive et les troubles digestifs ou généraux chez le nourrisson.
Indépendamment des cas particulièrement nets : diarrhée estivale, cholériforme ; syndrome du vent du midi
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dans la région lyonnaise ; il faut faire jouer à la chaleur un rôle important dans l’étiologie des troubles digestifs.
Si ces troubles sont plus rares chez l'enfant au sein, cela peut tenir en partie du fait que celui-ci prend souvent pendant les chaleurs, une ration plus abondante. Ii y a donc lieu, chez le nourrisson soumis à l'allaitement artificiel, d'augmenter la quantité de liquide, en diluant
davantage les aliments.
Lumière. — Il faut toujours se renseigner aussi sur les locaux où est élevé le nourrisson et une enquête étiologi- ‘que complète doit comprendre l’examen de ceux-ci, surtout pour se rendre compte des conditions d'éclairage et de chauffage. ;
On est parfois frappé par le manque de lumière solaire.
Si, de plus, on apprend que l'enfant n’est pas sorti, on est en droit de penser d'emblée à la possibilité de rachitisme et de tétanie et d’instituer un traitement par le chlorure de calcium et l’irrastérine irradiée.
Chaleur. — Mais il faut surtout attacher de l’importance à la température de la pièce et au mode de chauffage de celle-ci. |
L’insuffisance ou l'excès de chaleur sont également cause de troubles ; il faut pour les nourrissons, surtout pour les débiles et prématurés, une température assez élevée. Mais la chaleur excessive est aussi un danger. Indépendamment du véritable coup de chaleur, dont les symptômes et les conditions d'apparition sont suffisamment typiques pour que ce syndrome soit toujours reconnu, on peut voir des, accidents moins dramatiques produits par une chaleur exagérée.
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Chauffage défectueux. — On ne s'intéressera pas seulement à la température, mais aussi au mode de chauffage. Un pcêle, une salamandre en mauvais état peuvent causer une intoxication chez le nourrisson, alors même que les adultes ne se sentent pas incommodés. Il suffit parfois de faire modifier ce mode de chauffage défectueux; pour que des troubles dont, par ailleurs, on ne trouvait pas la cause, disparaissent sans aucun traite-
ment.
Hygiène. — On se renseignera aussi sur les conditions d'hygiène propres au nourrisson ; s'agit-il d’un enfant que l’on prend souvent dans les bras ou qu'on laisse toute la journée dans son berceau ? Quels soins de propreté lui
donne-t-on ? etc.
IV) RENSEIGNEMENTS FOURNIS PAR LES ANTÉCÉDENTS ET L'ÉTAT GÉNÉRAL DE L'ENFANT.
4 4 Plus importantes encore sont les indications données
par les antécédents de l’enfant et par l’examen complet
de celui-ci.
Antécédents. — L'interrogatoire fera préciser d’abord les antécédents depuis la naissance. On recherchera surtout comment s’est effectué le développement jusqu’à la maladie actuelle et quelles affections il a déjà pu présenter. A-t-il eu des troubles digestifs intérieurs, et, dans ce Cas, à quel traitement ont-ils ééde A-t-il, d'autre part, dans ses antécédents des coryzas, angines qui devront orienter le diagnostic vers une affection rhino-
pharyngée ou otitique.
PS
Date du début des troubles. — Le point capital est surtout de faire préciser le début des troubles, afin de savoir si leur apparition n’a pas coïncidé avec d’autres phénomènes que l’interrogatoire fera découvrir.
Il est d’ailleurs souvent très difficile de faire préciser aux parents la date exacte du début de ja maladie. Là encore, il faut un interrogatoire soigneux, les renseignements les plus utiles sont souvent donnés par la courbe de poids ; le fléchissement de celle-ci indique mieux que n'importe quel autre symptôme le début des accidents.
Le début étant précisé, il faut rechercher s’il n’a pas coïncidé avec des phénomènes quelconques. C'est là où il ne faut négliger aucun détail, même si, en apparence, il semble superflu. C’est souvent seulement quand on connait exactement le début de la maladie que l'on peut bien orienter l’interrogatoire portant sur les conditions d'existence, sur l’entourage, les antécédents héréditaires. Mais il faut surtout rechercher si le début. n’a pas coïncidé avec un changement de régime: ou un trouble quelconque.
Si l’enfant est au sein, on se renseignera sur les troubles qu’a pu présenter la nourrice : règles, infection générale, fatigues excessives, lésions mammaires. Si l’enfant est nourri au biberon, le début ne coïncide-t-il pas avec une modification du régime, en qualité ou en quanlité ? |
Enfin, du côté de l'enfant, on recherchera si le début
des troubles pour lesquels il est amené, ne coïncide pas à