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Lemps exclusivement au lait. On a les signes d’une chloro-anémie, d'autant plus sévère qu'il y à en même temps une anorexie souvent presque complète.
La prescription de protoxalate de fer à fortes doses, non seulement fait remonter très vite le taux de l’hémoglobine, mais fait réapparaître un certain degré d’appétit ; on peut alors donner des bouillies, du jaune d'œuf, des légumes verts, en particulier des artichauts et des épi-
nards particulièrement riches en fer.
Manière de donner le biberon. — II ne suffit pas d’interroger, il faut voir, et la façon dont les biberons sont préparés, et la manière de les donner.
Il faut assister à la prise d’un biberon ; on s’assurera ainsi que le biberon est tenu d’une façon correcte, et que l'enfant ne déglutit pas d’air, ce qui est une cause possible de vomissements ; on verra aussi si le lait ne s'écoule pas trop rapidement de la tétine, ce qui est une
autre cause de vomissements.
Inlolérance au lait. =— H faut enfin regarder l’état de L'enfant après le biberon ou après la tétée. Normalement. il reste calme, coloré, et souvent s'endort. Dans certains cas pathologiques, l’aspect de l'enfant semble indiquer un certain degré de souffrance ; il peut pâlir ou se cyanoser, s’agiter, pousser des cris, qui, bien souvent, ne cessent que lorsqu'une selle ou un vomissement sont venus le débarrasser du lait qu'il a ingéré. Si ces accidents : qui ont parfois un aspect assez dramatique, se reproduisent après chaque télée, on doit penser à l'intolérance au lait. | |
L'intolérance au lait de femme est particulièrement rare ; C'est d'ailleurs pratiquement la seule indication tenant à l'enfant de supprimer le sein, au moins temporairement. L’intolérance au lait de vache est plus fréquente et indique aussi la suppression temporaire ou délinitive de cet aliment.
Dans les cas typiques, les accidents, d'aspect parfois dramatique, se produisent presqu'immédiatement après l'ingestion de lait, même en quantité minime. Il semble bien dans ce cas s’agir d’anaphylaxie au lait, ainsi qu’en témoigne le fait que le malade est sensibilisé : ingestiori antérieure, Cuti ou intra-dermo-réaction positive au lait.
Il faut donc essayer de désensibiliser le sujet ; on es-
__saiera par voie buccale, en donnant le lait à doses infini-
tésimales : 1/10° de goutte, On augmente rapidement Îles
doses pour arriver à donner à peu près une cuillerée à
café par repas dès le deuxième jour, 30 gr. dès la deuxiè-
me semaine. On peut parfois arriver ainsi à faire tolérer
la dose de lait normale.
Si la désensibilisation par voie buccale échoue, on peut essayer la voie hypodermique, mais l'intensité des réactions force souvent à abandonner cette méthode.
Mais, bien plus souvent que cette intolérance du type
anaphylactique, on observe des troubles moins caracté-
ristiques et dont la nature est plus obscure. IH s’agit en général d'enfants qui ont présenté des
troubles digestifs qui ont nécessité la diète et un régime
de transition ; lorsque l’on redonne le lait à doses pro-
gressives, l'enfant en supporte une certaine quantité (200
nus DD
où 300 gr.) au-délà de laquelle les troubles digestifs réapparaissent, nécessitant de nouveau la suppression du ait. J] ne semlde pas, dans ce cas, s'agir d’anaphylaxie,
car les accidents ne surviénnent qu'avec une dose de lait
assez considérable, et les tentatives de désensibilisation
se montrent inefficaces.
Quelle que soit la variété d’intolérance, complète ou relative, il faut, temporairement ou définitivement, ins-
tituer un régime de substitution.
c) ENFANT RECEVANT D'AUTRES ALIMENTS QUE DU LAIT.
Il faut, là encore, rechercher les erreurs de régime en
quantité comme en qualité.
Ces aliments, farines, légumes, œufs, pain, etc., ont
pu être donnés soit dans le but d'augmenter le régime
(et souvent sans raison), ou pour traiter des troubles digestifs. 7 Pour dire que les troubles sont en rapport avec l’inges-
tion de l’un quelconque de ces aliments, il faut se baser sur deux ordres de faits :
—— Apparition des troubles immédiatement ou rapide-
ment après l’adjonction au régime d’un aliment nou-
veau. 1 |
— Signes propres à l’intolérance à cet aliment : œdème par exemple dans le cas de bouillon de légumes :
ballonement abdominal et diarrhée dans le cas de farines. | Pa :
L'examen des selles pourra aussi donner des indications. |
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VI) RENSEIGNEMENTS FOURNIS PAR L'ÉTUDE DU SYMPTOME POUR LEQUEL L'ENFANT EST AMENÉ.
On terminera enfin'l’enquête étiologique par l'étude du trouble qui a fait amener l'enfant à la consultation.
Les principaux symptômes qui ont pu attirer l'attenlion sont :
— L'arrêt de croissance,
— L'anorexie,
— Des vomissements,
— De la constipation,
— De la diarrhée.
Sans doute ces symptômes sont toujours plus où moins
intriqués, mais en général, l’un d’eux prédomine.
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a) ARRÊT DE CROISSANCE.
Lorsque l’enfant est amené parce que la courbe de poids est stationnaire ou décroissante, un examen est essentiel : la mensuration. Il faut, en effet, étaklir si la taille est en rapport avec l’âge. Dans ce cas, en effet, il faut penser avant tout à une alimentation mal réglée régime insuffisant ou carencé.
Lorsque, au contraire, la taille est inférieure à celle que l'enfant devrait avoir, l'arrêt de croissance est le’ plus souvent sous la dépendance d’un véritable trouble trophique, et il y a bien des chances pour que le régime ne donne aucun résultat. Selon l'état du pannicule adipeux, on pourra dire athrepsie ou hypothrepsie SEMPEBT état ne relève pas d’une infection grave comme la tuber-
culose, on pourra ‘avoir une amélioration par les extraits :
LPS Re
glandulaires (thyroïde), l'insuline, les vitamines, les rayons ultra-violets, mais elle ne sera le plus souvent que
transitoire.
b) ANOREXIE. |
L’ancrexie du nourrisson peut relever de causes multiples que nous avons vu à l'examen (infection, oligosidérémie, lésions bucco-pharyngées, anorexie mentale) ; lorsqu'elle est en apparence primitive, une cause est à rechercher avant tout : la carence vitaminée. Il suffit souvent de donner des vitamines, et surtout d'ajouter au. régime des légumes, des fruits, pour voir cette anorexie
disparaître rapidement.