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So. Si on la considère par te nombre de ses membres, an doit prononcer qu'elle est complette, puisqu'elle se compose d'un conbe d’un subjectif, d’un attributif, d’un terminatif, et d’un obDjectile
80. Si on la cunsidère par l’énonciation de ses membres, on doit dire qu’elle est compliquée, puisque son terminatif, à l’homme, est composé de deux mots, et que son objectif l’amour de la liberté l’est de quatre. Je dis que le terminatif est composé de deux mots, et l’ubjectif de quatre, parce que l’article est tellement uni à son substantif qu'il est censé ne faire qu’un avec lui.
40, Si on considère cette phrase par la forme de la structure, elle est évidemment expositive, comme l’est la dixième du tableau III.
L'autre phrase, ÿ ne travaille néanmoins qu'à se forger des chaînes, est, comme ss compagne que aous venons d’analyser, relative, complette, compliquée et expositive.
Ces deux phrases relatives sont liées par leurs conjonctifs quoique et néanmoins. Ces conjonctifs sont deux ennjonctions adversatives destinées à produire l'espèce de contraste que l’on apperçoit entre ces deux phrases reatives Ret‘ranchez ces conjonctions, la liaison cesse et vous avez deux phrases détachées. nature inspire à l’homme l’amour de la hberté. Ilne travaille qu'à se
former des chaînes. Ajoutons que es phrases sont en outre
comp'ettes, compliquées et expositives en les considérant par le nombre de leurs membres, par l’énorciation de leurs membres et par la forme de leur structure,
Prenons la troisième phrase du tableau : «Vous cherchons en vain le bonheur hors des sentiments et des pratiques de la piété chrétienne. Le tableau nous l'offre comme détachée, parce que seule, sans le secours d’aucune compagne, elle exprime un sens parfuit et fini Cette phrase considérée par le nombre de ses membres est complette; considérée par l'énonciation de ses membres elle est compliquée, puisque son terminatif se compose de ses sept derniers mots ; et, par la forme de sa structure, elle est expositive.
renons la quatrième phrase du tableau. Les politiques dissimulent. Cette nhrase y est considérée par le nombre de çes membres, et y est dénommée incomplette, parce qu'elle n'est composée que des deux membres essentiels pour exprimer un sens, Fa la considérant par les trois autres points de vue, on la trouve détachée, simplifiée, et expositive,
La cinquième phrase du tableau, l'homme donne trop légèrement sa confiance aux adulateurs, y est considérée par le nombre de ses membres et y est dénommée complette, parce-que, outre les deux membres essentiels que nous venons de nommer,
elle a un circonstanciel, un objectif, etun terminatif. En la considérant : par les trois autres points de vue on la trouve détachée, compliquée, parce que son circonslanciel et son objectif sont composés, et de plus on dira qu'elle est expositive,
Passons à la huitième phrase du tableau : celui qui menace le plus n’est pas dans l'occasion le plus à redouter. Considérée par l’énonciation de ses membres, elle y est placée comme étant compliquée, parce que son subjectif, son attributif, son circonstarciel, et son objectif sont composés. Sion la consicère par le sens, on verra que son subjectif est composé par cohérence de phrase et que par conséquent c’est une phrase subordinative, comme la première de ce même tableau que nous avons analysée. Si on la considère dans son total par le nombre de ses membres, on dira qu’eile est complette, et 8i on la considère par la forme de sa structure, on dira qu'elle est expositive,
Prenons la neuvième phrase du tableau, à moi camarades. Considérée par l’énonsiation de ses membres elle y est dénommée implicite parce que son attributif, un des deux membres essentiels, est sous entendu. Cet attributif sous entendu est venez, accourez, où quelqu’autre mot synonyme. Il faut observer que Camarades est considéré en cette circonstance comme odjonctif, pour la même raison qui fait que JMonsisur et Madame sont adjonctifs en d’autres phrases du tableau. Il n’est pas nécessaire de dire que, considérée sous ses autres points de vue, cette phrase est détachée, incompleite et impérative.
Le lecteur doit s’être apperçu que, jusqu’à présent, je n’ai fait, pour ainsi dire, qu'écrire au long ce que j'avais précisé par le moyen des sigues analytiques de mes tableaux. Je le prie done d'achever lui-même cette étude en analvsant les autres phrases du tableau dont je n’ai pas fait l'analyse.
Je vais maintenant appliquer cette méthode analytique à quatre
rases de Bossuet, qui commencent sa sublime oraison funèbre de la reine d'Angleterre. Pour simplifier cette éiude j’ajouterai à mes signes analytiques des lettres à la tête des phrases subordinatives qui se trouvent dans ces phrases. Je prie le lecteur de remarquer que ce qui suit un signe reste sous la dénomination désignée par ce signe, jusqu’à ce qu’un autre se présente.
I. À. Celui qui règne dans les cieux, B, ct de qui relèvent tous les empires, C. à qui seul appartiennent la gloire, la majesté, et l'indépendance, Il. est VL. aussi IT. D. le seul qui se glori;;e de faire la loi aux rois et de leur donner, (V. E. quand il lui rlait,) de grandes et terribles leçons. ,
Cette phrase considérée dans son total par le sens, est une période. Commençons par le subjectif qui contient trois phrases subordinatives. J]lest par conséquent composé par cohérence de
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phrases, puisqu'il contient trois phrases subordinstives. La première A. contient un subjectif, celui qui, un attributif, règne, et un circonstanciel, dans les cieux. La seconde B. contient un conjonctif, e£&, un terminatif, de qui, un attributif, relèvent, et un subjectif, ous les empires ; et la troisième, C. contient un terminatif, à qui seul, un atiributif, appartiennent, un subjectif composé par jonction, la gloire, la majesté, et l'indépendance. L’attributif du total de la phrase est le simple mot est : le conjonctif est aussi. L'objectif du total de la phrase est une autre phrase subordinative qui a pour subjectif, le seul qui, pour objectif se, pour attributif, glorifie ; et deux terminatifs composés par jonetion, savoir : le premier de faire la loi auæ rois, et le second, de teur donner de grandes et terribles leçons. Le premier terminatif est précédé du conjonctif et ; et le second renferme le circonstanciel E. quand il lui plait, qui est une autre phrase subordinative comprenant un conjonctif, un subjectif, un terminatif et un attribotif, tous quatre placés dans l’ordre suivant lequel je viens de les nommer,
V: A. Soit qu'il élève les trônes, B. soit qu'il les abaisse, C. s0it pe to 6 sa puissance @ux princes; D. soit qu’il la retire
luimème É. & ne leur laisse que leur propre faiblesse, I. dl IV. leur IT. apprend WI. feure devoirs V. d’une mamère sonveraine et digne de lui.
Se craias d'avoir déjà abusé de ia patience du lecteur par trop d'observations minutieuses. Je me eontenterai donc de dire que À. B. C. D.et E. sont cinq phrases subordinatives qui composent le circonstanciel du total de la phrase. J’observerai en outre que E« considérée per l’énonciation de ses membres est implicite, parce qu’un de ses membres essentiels est sous-entendu savoir, son subjectif #, qui s'il y était placé serait sccompagné du conjonetif soit que.
A. VI, Car, V. en leur donnant sa puissance, I. ü IV. leur El. commande 1V. d’en user V. comme il fait lui-même, LV. pour le bien du monde, B. VI. et 1. i IV. leur II. fait voir, V. en la retirant, III. que toute leur majesté est empruntée et que pour être assis sur le trône, ils n’en sont pas moins sous sa main et sous son autorité suprême,
Je remarquerai que A. et B. sont deux phrases relatives liézs par le conjonctif ef, par un rapport de conséquence ou de dépendance pour en faire un total. Ainsi, si l’on retranchait ce conjonctif et on aurait deux phrases détachées. Ce qui distingue cette espèce de phrase de la subordinative, e’est que celle-ci n'est qu’on membre d’une autre phrase plus nombreuse dans son total, comme oh peut s’en convaincre en revoyant les phrases subordi natives que mous venons d’anelysér
VI. C'est ainsi qu’ I. 8 El. instruit IN, les princes, V. non seulement par des discours et par des paroles, VI. mais encore V. par des effets c! par des exemples. . # Quant à cette quatrième j'hrase de Bossuet, je n’ajouterai rien à l'analyse constructive indiquée par les signes que j'y a placés.
pu LA PONCTUATION.
La ponctuziion, par ses sign's indique au lecteur les pauses qu'il doit faire, eu égard aux d fférents sens du discours.
Ces signes sont la virguie, (, ) la virgule ponctuée, ( ; ) les er pointe, (:) le point interrogant, (? ) et le point exclamatif, ( de,
La virgule se met après chaque substantif, chaque adjectif, et chaque verbe qui se suivent. Ex. pour les substantifs et ponr les adjectifs. La prudence, la sagesse, et la modération sont des vertus essentielles, nécessaires, et indispensables au bonheur de l’homme. Ex. pour les verbes. La troupe part, marche, court, vole où la victoire l’attend. .
Mais quand il n’y a que deux mots joints par une conjoaction on ne met poit de virgule. Ex. J’ai vu Pierre et Paul. C’est l’un ou Pautre. ; 4
Quand un terminalif composé se trouve à ja igtc de la phrase, on le distingue par la virgule. Æx. Pour vivre plus honorablement, il faudrait avoir plus de revenus. De votre campagne, je suis allé à une autre.
L'adjonctif se distingue par la virgule. Pour exemples, voyez la phrase 8. du Tableau IL et la phrase 6. du tableau III.
Le circonstanciel composé exige la virgule lorsqu'il est placé entre l’attributif ct l’un des autres membres. Ex. Nos soldats se sont présentés, avec un air de conquérans, aux portes de la ville. Il a fait, en se mariant, une vraie folie.
Si ce circonstanciel composé se trouve à ia tête de la phrase; alors il dépeni du goût arbitraire de le distinguer par la virgule. Ex. Avec lous ces moyens et toutes ces profections il n’a pu réussir. Dans la première circonstance, il faut mettre une virgule : dans la seconde, vous la mettez si bon vous semble,
La virgule distingue la phrase placée entre les membres d’une autre comme parenthèse. Ex. Le vrai chrétien, quelque disgrâce qu’il lui arrive, trouve toujours des motifs de consolation.
La virgule sert encore à distinguer les phrases relativer, et en général les petites périodes. Voyez la phrase 2. du tableau III, Nous sommes arrivés en même temps, et nous avons paru fort à propos. L'un blâme, l’autre loue, tous les deux sans connaissance de cause.