‹ Essai de logique judiciaire [microforme]Chapitre 9 sur 35 · RE RENE PERTE · texte numérisé non relu

RE RENE PERTE

ICDICIAIRE, 30

suite de propositions dont la seconde doit expliquer Pattribut de la premicre, la troisième celui de la seconde, et ainsi de suite,”

On ne se rappelle pas, et lon a peine à croire que Pécole ait fait la folie de se priver du sorite pour le ran er parmi les sophismes.

Ce n’est rien dire contre le sorite que de le traiter d’arcument railleur, comme Pont fait les anciens euxmêmes, [l'est en etlet dans sa nature d’être un pen wausseur—1, met l’adversaire dans une position qui fait honte et pitié, et c’est ce qui en fait l° argument, nous ne dirons pas nous, le plus clair, puisqu'il est le plus difficile à manier, mais la manière la plus piquante d’argumenter, et la plus capable de faire effet quand on est capable de s’en servir, (*) C'était la méthode de Kocrate (non la syvllogistique pure, comme le prétend M. de St, Albin) et cest celle que Platon, son élève et son admirateur, lui met à la bouche contre Thrasimaque et d’autres adversaites, dans le dialogue de la justice, où République, un des plus beaux morceaux que nous ait laissés l’antiquité. C’est Jà que le sorite est puissant—c'est là que on voit que, bien loin d’être un sophisme, il en est le plus redoutable ennemi, le seul bien redoutable peutêtre.

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