‹ Essai de logique objective; ou, Théorie de la connaissance de la vérité et de la certitudeChapitre 10 sur 53 · PRÉFACE. XVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XVII

mière, pas aussi scientifique que la seconde parce quelle esl moins logique. Aussi n'est-elle venue qu'en troisième lieu, et a-t-elle constamment tendu à se résoudre systématiquement ou instinctivement dans Tune des deux autres.

Nous n'insistons pas davantage sur ce point : qu'il nous soit seulement permis de prier le lecteur impartial de ne voir dans tout ce que contient cet ouvrage sur la question théologique, que le germe d'une pensée qui doit recevoir son développement, sa détermination dans un travail ultérieur.

Quant au scepticisme, pourquoi ne consisterait-il pas plutôt à nier la science démontrée de notre ignorance invincible dans les matières mêmes où s'agite la question du savoir ou du non-savoir de l'homme? Qu'on prouve une bonne fois ce qu'on n'a point prouvé jusqu'ici, ou qu'au moins on réfute ceux qui croient avoir prouvé qu'il n'y a rien à prouver. Sans cela le reproche de scepticisme n'est qu'un mot, et, ce qui est plus grave, un mot qui trahit quelquefois un mauvais sentiment. Mais ce qu'il y a de plus singulier dans ce scepticisme anticritique, c'est qu'il ouvre la porte à toutes les extravagances métaphysiques ou surnaturalistes. Ainsi, pour n'avoir pas su croire aux vraies limites de la raison humaine, il livre le champ de l'hyperphysique à toutes les fantaisies de l'imagination.

J'en ait dit assez pour que le lecteur un peu initié aux doctrines philosophiques et à leur histoire ait pu s'aper-cevoir que si j'appartiens à une école, c'est à celle du criticisme. Mais si mes conclusions en métaphysique difiTërent peu de celles de Kant, mes procédés sont loin

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