‹ Essai de logique objective; ou, Théorie de la connaissance de la vérité et de la certitudeChapitre 11 sur 53 · XVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE

d'être les siens : Téchafaudage si compliqué de la Critique de la raison pure ^ sur lesquels j'aurai plus tard à m*expliquer, ne m'est point nécessaire pour arriver au résultat; la simple théorie de la nature, de l'origine, de la formation et de la valeur objective des idées me suffit.

Les circonstances oîi je me trouve m'obligent à dire encore deux mots : c'est que mon livre ne s'adresse qu'à des esprits déjà mûris par des études philosophiques. Je ne sais même jusqu'à quel point les hautes questions de métaphysique sont faites pour l'enseignement secondaire ; mais si l'on persistait désormais à les y agiter, je ne répondrais pas que ce fût avec tout le profit qu'on pourrait en attendre. Les solutions convenues, qui n'ont jamais eu pour la plupart qu'une valeur spécieuse, apparente, pourraient bien un jour n'être qu'un scandale, une pierre d'achoppement pour des intelligences plus fortes et qui auraient reçu du dehors d'autres leçons. Car, on ne peut se le dissimuler, à côté de l'enseignement traditionnel, d'intéiieur et presque d'autorité, il y a un enseignement du dehors, original, libre, hardi, plein de témérité peut-être, mais en tout cas sans ménagement pour les faiblesses et les misères des doctrines traditionnelles.

Cet enseignement extérieur est une sorte de protestantisme philosophique dont il serait très imprudent de ne pas tenir compte. Si la métaphysique traditionnelle ne veut pas succomber tout entière sous les coups de ce redoutable adversaire, il faut, croyons-nous, qu'elle se réforme. Or, elle ne peut le faire qu en abandonnant

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