CHAPITRE IV
De la peBsée par rapport à sob objet réel o« fictif y
ou en tant qae eonnalssanee.
La pensée, considérée non pas en elle-même, comme simple fait de conscience, ou dans les lois logiques et nécessaires qui la régissent, mais par rapport à un objet réel ou fictif, prend le nom de connaissance.
La pensée, en tant qu'elle est son objet à elle-même, c'est-à-dire en tant qu'elle se connaît par la réflexion, est donc déjà connaissance. Il y a là comme une double pensée, l'une qui est sue, l'autre qui sait.
Toutefois, nous l'avons déjà dit» il ne faudrait pas prendre trop à la rigueur ce dédoublement de la pensée, sans quoi l'on tomberait dans l'alternative ou de n'avoir pas de conscience de sa pensée , ou d'admettre une série infinie de pensées de la pensée ; ce qui la rendrait également impossible.
La conscience de la pensée, sans conscience ultérieure de cette conscience, en d'autres termes, Vimmédiateté de la conscience, doit donc être admise comme un fait primitif. Mais cette conscience immédiate est plus ou moins claire, suivant qu'elle est spontanée oa réfléchie. Il y a là, comme dans toute connaissance, ou simple vue, ou regard de l'âme.
La pensée qui s'applique aux phénomènes conçus dans l'espace, et pour cette raison appelés externes, la pensée qui les perçoit, est connaissance de l'externe, perception externe, ou simplement /?^r6*6/?/ww. — La pensée; qui co/îfoeV l'espace pur et qui s'y applique en faisant alh'