‹ Essai de logique objective; ou, Théorie de la connaissance de la vérité et de la certitudeChapitre 27 sur 53 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

€)oneliisioB da llwre préeédent.

La connaissance n'est, de science certaine, qu'un état intellectuel du moi.

Il faudrait pouvoir affirmer l'existence des choses et de soi, indépendamment de la connaissance que nous en avons, pour pouvoir dire qu'il y a un rapport (je ne dis pas un rapport de ressemblance , et moins encore d'identité, mais une simple harmonie) entre les choses même et la connaissance. Car si nous ne savons des choses que la connaissance même que nous en avons, comment établir entre elles et cette connaissance une comparaison quelconque?

Descartes a beau dire cogito, ergosum^ il y a un abîme entre \d^ pensée^ qui n'est qu'un état, et l'existence même, en tant que l'existence serait ou pourrait être quelque chose d'indépendant de la pensée. Descartes n'a pas même aperçu la difficulté.

En supposant que la notion d'existence ne soit qu'une qualité relative, un véritable rapport, elle fait encore partie de la connaissance, et n'est par conséquent pas en dehors du sujet connaissant.

Le sujet lui-même, qu'est-il de plus qu'une simple notion? Et que sait-on de soi, à ce point de vue ontologique, autre chose que des notions, des idées rationnelles pures?

S'il en est ainsi à plus forte raison de toute réalité étrangère, que devient l'ontologie? Que deviennent le monde, l'homme et Dieu ? Telle est la question que se

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