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L’anaphylaxie locale entraîne la formation d’ulcérations par un processus assez différent. Pour Loeper, certains aliments, dès leur contact avec la muqueuse gastrique, déterminent des symptômes réactionnels intenses tels que brûlures, crampes, diarrhée; lapparition de ces symptômes, trop rapide pour faire admettre la participation humorale, incite à supposer qu’il y a là un phénomène d’anaphylaxie locale. Celle-ci entraîne d’ailleurs des modifications anatomiques appréciables de la muqueuse pouvant aller jusqu’à l’ulcération.
Shapiro et Ivy ont réalisé expérimentalement des ulcérations gastriques d’origine anaphylactique; pour cela, ils ont sensibilisé des chiens et des lapins au moyen de différentes substances protéiques et ont injecté lPantigène dans la sous-muqueuse de lestomac. C’est ce que Lion avait déjà montré avec les sérums gastrolytiques et Loeper avec des macérations de muqueuse gastrique.
Il est donc possible que certains sujets présentent au niveau de Flestomac des réactions d’anaphy-
CE. Ur
laxie locale comparables au phénomène d’Arthus. Bien plus, on peut se demander s’il n’existe pas une urlicaire gastrique au même titre qu’une urticaire cutanée; une hypothèse analogue avait été émise par Trousseau qui considérait l’asthme comme une urticaire des bronches.
Quoi qu’il en soit, les ulcérations obtenues par Shapiro et Ivy finissent par guérir spontanément; et, à mesure qu’on répète les injections d’antigène dans la sous-muqueuse, on voit les réactions anaphylactiques s’atténuer puis cesser complètement. — Nous pensons donc que ces ulcérations ne sauraient évoluer vers l’ulcère à moins d’être entretenues et activées
par l’hyperacidité gastrique.