VI. Y A-T-IL DES ULCÉRATIONS D'ORIGINE NERVEUSE
C’est une hypothèse véritablement séduisante que d’invoquer le rôle du système nerveux dans la genèse des ulcérations de lestomac.
C’est le pneumogastrique que, classiquement, l’on considérait comme nerf trophique de la paroi gastrique. Différents expérimentateurs ont cru pouvoir apporter la preuve de cette action.
Talma, sectionnant le pneumogastrique, au niveau
du cou chez l’animal, aurait constaté au bout de quel-.
ques heures l’apparition d’ulcérations gastriques. Von Izeren, pratiquant sur 20 lapins la section sousdiaphragmatique du vague, aurait observé sur 8 d’entre eux l’existence d’ulcérations. Zironi, reprenant les mêmes expériences sur le lapin, a provoqué des ulcérations dans 63 % des cas. Cade, cité par Bocca, a noté que la section sous-diaphragmatique des pneumogastriques ne provoquait que les troubles trophiques suivants : les cellules bordantes étaient moins granuleuses, les cellules principales avaient un cytoplasme moins chromatophile.
Par contre, de nombreux expérimentateurs, Kôrte, Katchowski, Donati, Lion et Théoari, Lilla ont abouti à des résultats absolument négatifs. Enfin, Kawamura a fait remarquer que chez les animaux de petite taille, la pratique de la section sous-diaphragmatique du vague lèse en même temps les parois de l’es-