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Lugetros
rer l'excitation du vague comme due à une intoxication endogène, liée à un dysfonctionnement endocrinien constitutionnel ? Ou bien, si l’on admet qu’il y a en réalité déséquilibre neuro-végétatif, peut-on dire qu’à une poussée d’hypersympathicotonie çor-. respond une poussée d’hypervagotonie en quelque sorte compensatrice ? Cette dernière hypothèse tendrait à expliquer l'existence si fréquente chez les porteurs d’ulcère de signes alternants de vago et de sympathicotonie : en dehors des crises ulcéreuses, les malades se comporteraient comme des sympathico- {oniques; en période de crise, ils seraient hypervagotoniques. Ainsi seraient justifiés les résultats en apparence discordants obtenus par certains auteurs comme Bocca qui, sur 23 ulcéreux, a trouvé seulement 8 vagotoniques et 1 sympathicotonique. Quant à la cause de ce déséquilibre neuro-végétatif, ne pourrait-on la faire dépendre d’un état dysthyroïdien constitutionnel se manifestant en dehors des crises ulcéreuses par les signes de la série sympathicotonique ? Cette suggestion que nous émettons en nous plaçant à un point de vue purement pathogénique, gagnerait sans doute à être vérifiée et préci-
sée par des recherches cliniques et paracliniques. * + En conclusien, nous pensons que les deux sortes
d'hypervagotonie que nous avons décrites, l’une acquise, l’autre, constitutionnelle, ont pour caractère
TA
commun de déterminer de l’hypersécrétion gastrique : toutes deux sont donc à la base de l’ulcère de
l'estomac.
Cliniquement, l’hypervagotonie se traduit, comme le rappelle Bocca, par des symptômes digestifs, circulatoires et respiratoires. Au point de vue digestif, les sujets éprouvent un état nauséeux, une sensation de boule thoracique, épigastrique; ils présentent des vomissements fréquents, des spasmes œsophagien, cardiaque, médio-gastrique ou pylorique; ils ont en outre de l’hypoesthésie pharyngée, une salivation abondante, de l’hyperesthésie œsophagienne, de l’hypersécrétion gastrique, de la constipation spasmodique. Les signes circulatoires se traduisent avant tout par la bradycardie constante ou périodique; les extrémités sont froides et moites; les sueurs sont profuses. La respiration est lente, parfois irrégulière, on note la tendance à l’oppression, aux crises asthmatiformes. Les vagotoniques sont déprimés, facilement fatigués, sujets aux vertiges, aux somnolences; ils tendent à l’obésité.
Le syndrôme hypervagotonique dont nous avons esquissé les principaux caractères est le diagnostic clinique facile, quand il est au complet. Tel est le cas de lhypervagotonie constitutionnelle qui le réalise dans toute sa pureté.
Dans les cas douteux, l’hypervagotonie sera mise