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pens des chlorures comme le chlorure de calcium il y aurait ainsi formation de phosphate tricalcique, de chlorure de sodium et d’acide chlorhydrique. Par contre, Mestrezat et Girard ont noté qu’en dialysant contre de l’eau distillée un chlorure tel que le chlorure de calcium acidulé par l'acide azotique ou même par lacide formique ou acétique, on voit apparaître dans le milieu extérieur des molécules d’acide chlorydrique; bien plus, une simple solution de chlorure neutre donne par diffusion contre de l’eau distillée de petites quantités d’acide chlorhydrique. Selon ces auteurs, les mêmes phénomènes de perméabilité sélective aurait lieu au niveau de la cellule vivante les ions CI, empruntés au NaCI sanguin, et les ions Ef fournis par un acide peu dissocié, seraient donc à la base de la formation de l’'HCL du suc gastrique par simple diffusion.
En se basant sur ces données expérimentales, on pourrait être tenté d'admettre l’existence de certains états d’hyperchloruration organique comme on en observe au cours des néphrites chlorurémiques. Nous ne croyons pas cependant que l'augmentation du taux des chlorures explique la genèse de lPhyperchlorhydrie; l’hypervagotonie suffit seule à déterminer l'hypersécrétion. cette dernière pouvant être compatible avec un taux de chlorures humoraux sensiblement normal. C’est à une conclusion assez voisine que sont arrivés Max et Erna Lévy en étudiant les modifications humorales produites par la sécrétion gastrique déclanchée par l’histamine; selon eux, la
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réserve alcaline ne serait pas modifiée de facon appréciable, l’alcalinisation des urines, liée classiquement à la sécrétion de l’acide chlorhydrique. serait non seulement inconstante mais aussi nulle ment proportionnelle à la quantité d’acide sécrétée par lestomac.
Par contre, en cas d’hypochloruration humorale, nous pensons que l’hypervagotonie ne pourrait déterminer aucune sécrétion au niveau de l’estomac ei par là même réaliser les conditions qui transforment une ulcération en ulcère. Cette notion d’hypochloruration nous conduira précisément à des déductions thérapeutiques.
Quant à la pepsine, secrétée sous forme de proferment, elle doit son activité digestive à l’action de l'acide chlorhydrique lui-même. Sa formation dépend aussi du régime alimentaire. Schiff, étudiant l’action de la dextrine, du bouillon de viande, de la viande crue, du pain, du fromage, des peptones, a conclu que c’étaient là des substances peptogènes qui, passant dans le milieu sanguin, reconstituent la provision de pepsine ou plutôt de propepsine, après épuisement de celle-ci au cours de la digestion. De ce fait, découlent également des conclusions thérapeutiques.