‹ Essai de phonétique avec son application à l'étude des idiomes AfricainsChapitre 24 sur 56 · Variation par le changement du désiré d'ouverture · texte numérisé non relu

Variation par le changement du désiré d'ouverture

d*une même voyelle.

I** Le plus souvent les voyelles orales ouvertes, particulièrement les atones et surtout les longues, tendent à devenir moyennes ou fermées. Les atones ouvertes deviennent fréquemment moyennes. L'assimilation augmente la tendance à la fermeture pour les voyelles faibles placées après une consonne à fermeture complète, c'est-à-dire une explosive (i).

Le latin novelîa (avec o atone et libre) a donné la prononciation française novelle (avec (?), usitée jusqu'au X* siècle (2).

(i) P. Passy, Chttng.phon,^ 173, n^ 403.

<3) A. Darmesteter, Qr. hist. du fr,, 97.

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2^ D'autres fois, c'est le mouvement inverse qui se produit, par une ouverture plus grande donnée aux voyellesmoyennes ou fermées :

Dans les premiers siècles, on prononçait évésque^ messe ; depuis le xu* siècle« on a dit évèsque, puis évéque^. messe (i).

Ce second cas est plus rare cependant, que le premier^ à moins que Touverture de la voyelle n'ait été provoquée par rinfluence d'une consonne continue postérieure lui faisant entrave: IV exerce souvent ce genre d'action. Ea français, nous avons des exemples où la voyelle en devenant libre tend à se fermer, alors que la même voyelle reste ouverte lorsqu'on la prononce avec une entrave : oi> dit des œufs (œ), et un œuf(œf); berger, fait au féminin> bergère (2).

Pour les voyelles nasales, un fait commun est leur tendance à devenir ouvertes : lat. fenerum, fr. fendre.

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