Chute
Les voyelles affaiblies par leur évolution vers la voyelle neutre brève, ou par le chuchotement à la finale, sont exposées à disparaître de la prononciation^ en d'autres termes à tomber,
La voyelle neutre tombe facilement, si elle est ou finale, ou initiale entravée devant une consonne capable de former groupe avec la consonne qui la suit immédiatement, ou médiane libre précédée d'une consonne capable de former groupe avec la consonne qui suit la voyelle. Naturellement, la voyelle atone est plus exposée ; mais il y a aussi des exemples de voyelles toniques tombées :
sv^rahili niçi « terre », pour iniçi ; nampa « je lui donne », pour namupa ; niapita « je passerai », pour nitapita.
L'interdiction de Thiatus est également, pour beaucoup de langues, une cause de chute ou élision de la voyelle finale du mot antécédent : fr. /V/^pour le été, L'élision se produit même parfois entre deux syllabes du même mot : aoiit^ prononcé aujourd'hui en une seule syllabe, l'était autrefois en deux {a-ousi).
Le goût des abréviations détermine encore la chute de quelques voyelles, en faisant disparaître des voyelles ou des syllabes entières : tram pour tramway^ lors pour alors, lat. validus et valde.
Il est à peine nécessaire de mentionner le défaut d'audition, qui doit être une cause relativement commune de la perte de voyelle.
(i) KovLSselotf L'Origine du hng.^ réflexion vocalique.
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