Consonnantificatlon
Nous avons vu à Tarticle Diphtongaison, comment certaines voyelles placées en hiatus sont susceptibles de deve-
nir consonnes, i et ^se changeant en^, m et ^ en w^ û eaib^ Nous verrons plus loin comment ces semi-voyelles peuvent, à leur tour, évoluer vers d'autres consonnes, par ex. y vers y ou g^ w vers v,f oug :
gr. archaïque àuTO^ « même », gr. postérieur auro; prononcé awtos, gr. moderne auroç prononcé aftos ; lat. archaïque nouus (nowus) < nouveau », lat. postérieur novtiSi langues romanes nuovo, nuevo^ fr. neuf (nœf).
Nous constaterons encore comment y, survenant aprèscertaines consonnes^ se fond avec celles-ci en une consonne mouillée (V. Palatalisation).
(i) V. Henry, Gr, c, de Vang, et de Taîîem.^ 45.
La presque identité des positions des lèvres et de la langue pour les phonèmes f et^, uetw,u et td, donne la raison de la permutation fréquente de la voyelle à la consonne. En regard des voyelles a è, d, œ, on ne trouve aucune consonne qui soit placée dans des conditions aussi favorables : c'est pourquoi leur consonnantification est un fait très rare.