‹ Essai de phonétique avec son application à l'étude des idiomes AfricainsChapitre 7 sur 56 · I. — CONSONNES · texte numérisé non relu

I. — CONSONNES

g, = ch français, sh anglais, sch allemand.

g toujours dur même devant les voyelles e^ s; = g allemand, = g français dans gâter, gu àzïis guide ^ guerre.

h toujours aspirée (i). Mais aspiration légère, comme dans l'anglais et l'allemand hand « main ».

j français.

s a toujours le son de notre s initiale, comme dans sentir,

savoir ; reste dure même entre deux voyelles. t toujours dur, comme dans totalité.

Il y a, en outre du ^, trois consonnes nouvelles, qui sont les suivantes :

c = ch dur allemand dans achl [ac) « hélas ! :^ et loch

(i) Vh muette du français est une lettre superflue, de nulle valeur •dans la prononciation. On peut en dire autant de Vh aspirée, qui n*a plus d^autre fonction dans le parler parisien d^aujourd'hui que d^empécher la liaison avec ce qui précède.

(loc) « trou » ; = kh arabe dans kabar [cabar) « nouvelle »; =^ j espagnol dans j'oven [covë^n) « jeune ».

ç z=: ch doux allemand dans ich (iç) « je ».

j aspiration sonore ayant de l'analogie avec h du ahan des bûcherons.

Les signes diacritiques permettent de représenter toutes les variétés des consonnes fondamentales. Les nuances les plus communes sont les suivantes :

Interdentales </, /, 5, ;{, r

(prononcées la pointe de la langue entre les dents, ou contre les dents d'en haut).

Reculées d, /, «,;?',*,

(articulées avec le contact plus en arriére que pour la consonne normale).

Mouillées l, n, d, /, ^, k

(intimement fondues avec \e y en une consonne simple (i).

Gutturales r grasseyée ou uvulaire, // vélaire

(avec le contact au fond de la bouche entre la base de la langue et le voile du palais.

(0 Les consonnes raoaillées sont des articulations simples, et non une combinaison de consonne avec^ .'c'est pourquoi nous les représentons par un caractère simple. Dans les combinaisons /y, </y, ty^ ry^ ky, gy^ les organes vocaux ajoutent successivement les positions de chacune des deux consonnes du groupe, tandis que, dans Tarticulation des consonnes mouillées /, d, /, », Àr,^, le son est produit par un seul mouvement ar iculatoire. Comparez la prononciation de minium [minyom) et de mignone {minon) : l'application de la langue contre Xt palais est beaucoup plus étendue pour n que pour wy. — Une différence encore à noter pour / et n^ les deux principales consonnes mouillées ; c'est que, par le fait même de leur simplicité, elles peuvent être maintenues un temps appréciable tout comme les continues (V. plus loin Continues), tandis que dans les groupes fyy tiy, chacun des éléments étant dans la dépendance de son voisin doit être articulé avec lui en une émission rapide de voix, au risque de s'en détacher pour entrer dans une autre syllabe.

Fricatives (i) ^ ch allemand dur, ç ch allemand doux, r rhaïn arabe (2),/ ghaïn arabe,/ aspiration sonore, d dit b spirant ou v bilabial.

(Les fricatives sont accompagnées d*un bruit de souffle).

a. — SEMI-VOY ELLES

y comme dans le français yeux (yà), dans Tanglais yis [yês] « oui >, =y dans l'allemand /j [ya) « oui >.

yii comme dans le français oui (wi), dans l'anglais tc;^// (t£;^7) 4r bien ».

w comme dans le français lui[lwi), nuit [nibi], puits [pwi).

On les appelle semi-voyelles à cause des affinités très grandes qu'elles ont, y avec i\ w avec m, ib avec «. Mais ce sont en réalité des consonnes, formant syllabe avec la voyelle subséquente ou antécédente : glacial [glasyal), moyen {mwjyâ), cipaye [sipay),

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