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sonnes sur les semi-voyelles et sur les voyelles, sur la généralité et la primordialité de 1'^ muet sur les voyelles claires. L'observation du sémitisme nous a servi pour cette théorie, et nous avons invoqué l'exemple frappant de l'arabe vulgaire où l'on intercale un e muet entre les consonnes, à moins que l'une de ces consonnes ne soit solidaire d'une voyelle claire. On nous objectera que l'arabe vulgaire loin d'être une langue plus ancienne que l'arabe littéral en est dérivé, et que Ye muet y est apparu comme dégénérescence des voyelles claires , comme dans les langues romanes. Il faut que nous répondions à cette objection. De même que l'hystérogénité du monosyllabisme du chinois et d autres langues ne fait pas obstacle au monosyllabisme primitif, de même l'hystérogénité de Ye muet de l'arabe vulgaire ne ferait pas obstacle à la généralité d'un e muet primitif. Au contraire. Le phonétisme tend à retourner à son point de départ. Et si les voyelles claires viennent à se confondre dans une seule voyelle sourde et à disparaître, c'est que la voyelle sourde existait seule d'abord, qu'elle était devenue différenciée et claire sous l'empire de certains facteurs et qu'elle tend à retourner à son état primitif.
Il nous reste à observer le renforcement des voyelles dans les langues dérivées, puis l'affaiblissement tant des voyelles radicales que des voyelles serviles.