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gues pour lesquelles nous possédons Télément proethnique, nous trouvons qu'il se fait par diphthongaison de la voyelle à renforcer avec une autre voyelle, tantôt supérieure et tantôt inférieure suivant la quantité, mais par diphthongaison, ce qui concorderait avec la théorie ancienne du guna Sanscrit et pourrait fournir un fort argument d'analogie, aux partisans, de plus en plus rares, de cette doctrine. Ici, en d autres termes, la forme réduite serait la forme proethnique relativement, la forme latine, et la forme dite normale et renforcée serait hystérogène et se formerait par l'introduction d'une autre voyelle. Nous aurions surtout cette gradation en français :
degré réduit degré normal degré fléchi
état simple guna vriddhi
(en position) (tonique brève) (tonique longue) e te oi
Si l'on admettait cette analogie, elle ébranlerait non-seulement la théorie des néo-grammairiens, mais aussi, nous le reconnaissons sincèrement, celle que nous avons nous-méme proposée plus haut. Mais l'objection n'est qu'apparente, comme nous lavons établi déjà. La vérité est que sous l'empire d'un accent plus fort, la voyelle développe la semi-voyelU correspondante : e, ie ; o, ito;\8i semi-voyelle qui s'était liquéfiée dans la voyelle réapparaît à côté de celle-ci,
Renforcement vocalique en Anglais .
Nous prenons ici l'Anglais pour typé des langues Néo-Germaniques, comme nous avons pris le Français pour type des néo-latines.
Jetons cependant un coup-d'œil sur l'ensemble des Néo- Germaniques.
Elles présentent le même système de renforcement par diphthongaison des toniques brèves, lorsque la désinence vient à s'abréger, nous avons expliqué ce processus sous la rubrique de l'équilibre du mx)t. Il s'accomplit sous l'influence de deux facteurs, la loi de compensation, et celle de l'accent tonique renforçant. De même dans les langues romanes l'accent dans la même situation reste généralement sans effet sur la tonique, lorsqu'elle était déjà longue.
Mais sur la brève, Taccent opère ici par une diphthongaison autre que celle des langues romanes ; elle diphthongue avec les voyelles supérieures et non avec les voyelles inférieures ; Vi devient ai = ^ ; Yu devient aw = o ; quant à \e et Yo ils ne se renforcent que quantitativement.
L'analogie est donc ici plus frappante avec la théorie du guna.
Si maintenant nous envisageons TAnglais, nous devons reconnaître que l'accent agit sur les voyelles, pour en modifier le son, mais ici non plus directement, mais par Yintermédiaire de la quantité.
L'accent laisse intacte la voyelle en position ; parce qu'elle est alors extrêmement hrèoe et échappe ainsi à son action.
Sur les autres il n'agit pas de manière à renforcer le son, il le conserve seulement tel que la quantité l'établit. Il n'a donc pas d'eflfet positif.
Mais si l'accent vient à quitter la syllabe, le son tel qu'il résulte de la quantité s'assourdit.
C'est donc au point de vue de la quantité seulement que l'Anglais va nous offrir bientôt un curieux sujet d'étude.
Dédoublement de la voyelle.
Il se produit sous l'influence de l'accent d'intensité ou ictus un dédoublement de la voyelle frappée par exemple dans le mot français rare ; la première syllabe ra dure un temps, la seconde sera frappée SUctus 1/2 temps ; pour compléter et donner le 1/2 qui manque à la mesure à deux temps une nouvelle articulation se développe à la suite de la 1^^®, et on prononce en réalité râare. De même en allemand kam prononcera am, en anglais rode, hope. D'autres fois ce n'est pas la voyelle que Victus redouble, c'est la consonne. Donc les deux sons éprouvent une dissimilation. C'est peut-être l'origine du système de diphthongaison des langues romanes et du guna du sanscrit.