‹ Essai de phonétique dynamique ou historique comparéeChapitre 26 sur 49 · DANS LES LANGUES ANARYBNNBS · texte numérisé non relu

DANS LES LANGUES ANARYBNNBS

Le phénomène de renforcement du vocalisme par l'accent, de sa dépression par l'absence d'accent semble n'exister que

dans les langues aryennes. Les Ouraliennes connaissent bien la diphthongaison et la réduction de la voyelle, la gamme vocalique, mais n'en font pas un eiSfet de l'accentuation.

Mais il est très remarquable que deux langues de la famille purement géographique hyperboréenne, Vlénissei — Ostiake et le Kotte connaissent un système analogue. L'exaltation de la syllabe accentuée, la dépression de la non-accentuée se font tantôt quantitativement, tantôt qualitativement ; l'exaltation se fait par diphthongaison, la dépression par la réduction de la diphthongue à une simple voyelle. Il y a donc un état normal et un état réduit, ou si l'on préfère guna et non guna.

Ban, manche, pi. bën-en ; des, œil, pi. deàs ; kit^ prix pi. kêd-en ; fun, fille, pi. fuonen ; kop, écureuil, pi. koaf-en ; x^i, boyau pi. x^Z.

Par contre, uot, souris, pi. utn ; eâfer, pi. êferen ; iet^ dont, pi. iten ; tien^ chaudron, pi. tinen ; rfwo, fumée, pi. dûnen. La diphthongaison se fait tantôt avec la voyelle supérieure, tantôt avec l'inférieure. Nous verrons plus loin la gradation quantitative dans ces langues. Cet exemple peut contribuer à donner la clef du vocalisme indo-européen.

Il s'agit maintenant d'étudier Y affaiblissement.

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