ChOIX DBS PHONEMES
Le mot ne choisit pas seulemeat selon le caractere de chaque langue le nombre des syllabes dont il se compose plus volontiers ; il a aussi une af&nite plus grande pour telle ou telle nature de phonemes.
C*est aiusi que certaines langues pr^f<^rent les consonnes, et souffreat tr^s bien les accumulations dans le corps d un mot et pour Tobtenir dliminent peu k peu leurs voyelles.
D autres,aucontraire, prdferent les accumulations de voyelles, ne craignaut pas Thiatus, et pour Tobtenir ^liminent les consonnes.
D'autres enfin suivent cette Evolution, mais vont plus loin ; elles contractent les voyelles qui se sont ainsi rapproch^es par la chute des consonnes.
II y a ainsi des langues vocaliques et des langues consonnantiques.
D'autres pr^fdrent Talternance des voyelles et des consonnes, conservant dans ce but les syllabes enti^res.
L'allemand moderne, TEsquimau, le G^orgien, TArm^nien sont des exemples de langues ou les accumulations de consonnes sont fr^quentes.
Les langues Polyn^siennes sont, au contraire, des langues essentiellement vocaliques.
Le Frangais 6limine les consonnes, mais contracte ensuito les voyelles ainsi rapproch^es.
Les langues de TAfrique, en g6n6ral, recherchent une alternance des deux genres de phonemes.
Dans d'autres enfin les consonnes ne s*accumulent pas, mais ont seules une grande importance ; les voyelles n'expriment que des nuances et sont instables ; c'est le cas des langues s^mitiques.