DEUXIEME SECTION
Permutation dans les gammes entre plosives, fricatives,
vibr antes et nasales.
Nous n'avons 6tudi6 qu'une lautterschiebung descendante ou ascendante restreinte aux plosives t6nues ou sonores et aux fricatives. D'autres groupes de langues ont fait porter la permutation bien au deU, et parcourent tons les modes de phonation qui s'accomplissent au m6me lieu.
Nous observerons successivement, les permutations de ce genre 1* dans les langues Malaisiennes, 2"* dans les langues
Bantou, 4« dans les langues Pano, 4<' en Chiapan^que, 5"* dans divers dialectes.
Ces langues ne sont pas assez connues pour savoir quelle est la primitive dans le mdme groupe et par cons6quent si la per-" mutation est ascendante ou descendante.
Nous commencerons par les langues Bantou.
P P0rmutaHons entre les consonnes dans les langues Bantou.
Ici la permutation renferme un 6ldment nouveau Important, 6l6ment qui d*ailleurs remplit un grand r61e dans toutes les langues Africaines, la nasalisation.
Toutes les consonnes peuvent se nasaliser, d'abord en se pr^posant la consonne nasale, par une sorte A'annalisaHon correspondant k Xaffrication, ^xxis en de venant no^o^ ellesmimes. C'est la nasalisation qui attaque les voyelles. Mais il faut remarquer que la mdme langue renferme souvent la consonne pure et celle annasalis^e.
Une autre conversion tr6s remarquable et qui ne se fait qu'accidentellement en Indo-Europ6en, c*est la conversion des plosives en dentales et quelquefois des gtUturales en / ou r.
Enfin la plosvue devient aussi tant6t aspiree ou fricative^ tant6t chuintanle.
Voici, du reste, le tableau donn6 par Bleek. La langue Cafre semble 6tre presque toujours le point de depart c*est-a-dire renfermer le phoneme primitif. S*il est ainsi la permutation est descendante.
Cafre
Tekeza
Setshuana
Telle et
Makua H£r&ro
Angola
Suahi
Sena
nk
aleph,h
kx,\
ng
fig
ng
ng
ng ng
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ttd
nd
akph,h
bz
mp
ph
akphytnb aieph,p p,v
b,akph
mb
mb
mb
mb
mb
Cafre
Tekeza
Setshuana
Teue et Sena
Hakua H6r6ro
Angolea
Suahili
k,khu
Hs)
mv
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mb
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tsh
ts
h,tdeph tyi
ts,xm
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ts
nz
mf
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sh
ty
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It
U,dzi
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ru ri
tsh
t pi
be
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ndy nze
nd
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Cafre Nika Congo Pongou^ Benga Isnbu
k nk
ng t
ng r
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nt,t
nt
nd
nd
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mb
mb
nib
hh
mn
sy,nty z
dsh
zi
ki
nz
dy
nz
sh
fy
r,ri
It
tsh
nxl
nd
yi
ns
nt
aUph
I n,nl
t ty ndj ndj
nz niy 5 •
EtudioDS quelques-uns de ces fails.
Le / Cafre se maintient en Tetteet en Sena, en Herero, Angola, Suahili, Nika et Congo. II devient r en Tekeza, Sechuana et Pongou^, / en Benga et Isubu, quelquefois s en Herero.
Mais du / il ne faut pas detacher le ii/qui n*est que le mdme phoneme annasalisd. Celui-ci, devient simple n en Tekeza, tj en Pongou^, i% en Sechuana, // en Makua, nU en Tette et Sena, et t en Angola, Suahili, Nika, Congo, en herero nd.
En somme le phoneme nl^ nl, parcourt les gradations suivantes, nU, tt^ th^ ty s, r, /. II va ainsi toujours en s aifaiblissant ; le degrd le plus fort est nt ; il ne s*affaiblit pas dans la direction des sonores, mais dans celle surtout des vibrantes.
La veritable gradation est done.
nt nd t (ttjh) s r I n
Prenons la sonore nd, d.
Elle devient, savoir : nd, t en Setshuana, n en Isubu ; et d, I en Tekeza Setshuana, Angola et Pongou6, nd en Angola, t en Tette, Sena et H^r^ro, d'ou la gradation.
i nd, d n L
On voit que, de mdme que le t se convertit volontiers en r, le d se convertit volontiers en /.
L7 se convertit k son tour tant6t en r, tant6t en d.
Ce qui est remarquable et ^tablit bien la lutUcerschtebung , c*est que ce sont les mSmes langues qui affaiblissent le ^ en r qui affaiblissent le d en /. Celles qui conservent le t relevent le d en t. Le Setshuana qui aspire le i en x aspire le fi en/ et renforce le I en r. Sans doute il y a des deviations, et la regu-
larit^ n est pas parfaite, mais elle est suffisante pour prouver
qu'il y a vraie lautuerschiebung .
La correspondance exacte des phonemes en substitution nous
est donn^e par la substitution qui s*accomplit dans Tint^rieur
de la mSme langue sous Tinfluence de phonemes voisins dis-
parus, par exemple en Pongou^ k rimp6ratif des verbes ; la
voici :
ff r I V V) y zy z
k t d p,f ffi dshj sh s
On remarquera qu'il y a dans cette gradation passage de la t^nue a la sonore et vice-versa, mais que par une idiosyncrasie linguistique, IV est consid6r6 comme la sonore du ^ et 17 comme la sonore du d qui peut-fitre n'est pas prononc6 d'une mani^re sonore.
Quant ii I'aspiration, elle n'aspire que pen activement.
Les deux v^ritables degrds sont done le passage de la non ' sonore k la sonore (r et / ^tant consid^rds comme sonores de certaines dentales) et le passage de la nasalisation k la nonnasalisation,
II y a rapport entre ces deux laulverschiebunff. CeUe qui domine cest la nasalisalionj et c*est sous Tempire de cette nasalisation que se forme le passage de la sonore k la forte ou k I'aspiree ; ce qui le prouve c'est que dans llnt^rieur de la m6me langue, c*est cet n present ou disparu qui a caus^ cette transformation. Ainsi en Schuana, apres les prefixes de la 9° et la lO classes finissant par un n, raleph devient tx» ^ ; 1© *> P / I'A /,r, tant6t t, tant6t<A selon les voyelles qui accompagnent;r5, ts; le sh, tsh, ch, tandis que les consonnes dures ne changent pas.
Ici la lauiverschiebung serait done non un affaiblissement, mais un renforcement comme dans les langues Germaniques ; ce renforcement se serait produit sous Tempire non de I'accent mais de la nasalisation,
La nasalisation et un des grands facteurs phon^tiques des langues Africaines.
2" Permutation entre les consonnes dans les langues
Malaisiennes.
Le k malais devient un h en Battak et en Malgache : aku, je, ahu; ikan, poisson^ ihan; ikur, queue, ikut ; kulat, champignon^
holatfa: human , manger, Aamana ; Vh Malgacbe redevient k sous rinfluence de certains sous. Le k final tombe en Tagala : ti^ek^ salut, devient tabe.
Le g s ^change avec b, mais ceci rentre dans un autre ordre d'id^es, nous nous en occuperons tout k Theure. Mais le g des autres langues devient sou vent h en Malais, quelquefois devient dj\
Le d en javanais et battak devient dj en Malais : dalan^ le chemin, djalan.
Le tj et dj Malais devienent s en Battak et Alfoure.
h^t Qid Malais deviennent souvent r et / dans les autres langues : duriy ^pine ruhi.
Au Malais / correspond un d dans 16 dialecte Hova ; labuh^ Jeter Tancre ; dabu.
Le / Malais devient ts et ^ en Malgacbe, surtout devant les voyelles.
Le d au commencement des mots devient souvent tr en Malgacbe.
Le p des autres langues devient f en Malgacbe ; pipiy joue devient /J/S ; api feu, devient afo.
Le b s'6cbange en u; et t; ; b&tu^ pierre, devient vatu en javanais et en alfoure ; et au commencement des mots tombe en bugis, buna, fleur devient una.
Le son r se rejoint aux gutturales et se cbange en g, fc, en passant par y, et en A : mal. telcr, oeuf, Tagala itlog ; darah^ sang Ibanag daga.
Le son r devient souvent z en Malgacbe : r&ia, cent, devient z&to.
Y se cbange en dj en Bugis, en z en Malgacbe : huwdya, crocodile, buwddja. Ici se manifesto la mdme anomalie que dans les langues Romanes.
Quant k Vr et 17 ils permutent souvent.
De ces faits il faut d6gager que le Malais-Javanais pr6sente en g6n6ral le plus ancien 6tat de la langue, le Malgacbe le plus d6grad6.
La t6nue devient sonore ou aspirie^ la sonore s'aspire. Le pbon^me r est consid6r6 comme la sonore de i, Yl comme la sonore de rf, ainsi que dans les langues Bantou. La degradation se fait quelquefois par le cbuintement. Enfin Xr ne se polarise
pas seulement avec le t, mais aussi aveclei, et alors se convertit avec ce dernier ou s'6vapore en h.
Un son sp6cial r6unit k la fois le t et IV, le d et 17, et sert de transition entre les deux. Les plosives et les vibrantes sont intimement li6es.
II n'y a pas de nasalisation. Sauf cela le syst^me pr6sente beaucoup d'analogie avec celui du Bantou. Le nasalisation reparatt puissante dans une famille voisine, celle des langues M6lanisiennes.
3« Permutation dans les langues Pano.
Nous avons dans une monographie signals cette lautverschiehung dans cette famille de langues Am^ricaines de la mani^re suivante :
Le p Maxuruna devient b en Mayoruna et en Caribo, v en Caripuna, en Culino et en Pano. Ex, max, pu cheveu, may, bo^ boou ; conibo, hii ; carip vooU, cul, vo, pano, woUy pacavara vo. De mdme max, pora^ ceil == may, bedo^ cul, wurru.
Le t maxuruna devient d en mayoruna, et r en Culino, en Caripuna et en Pano ; le max, taboe, deux, devient en may ; dabuiy et en culino rube.
Le i, maxuruna devient en Culino, ts, tch, p, et en Conibo gh.
Le sch maxuruna se change en h ou disparait.
Le c disparatt ou se change en ^
De sorte qu'on pent 6tablir provisoirement au moins le tableau suivant.
maxurana mayoruna, culino, pano,
conibo pacavara.
k gh ts, tch
sch h h
tsch s s.
On.voit que IV vis^-vis du d et du < jouent le mSme r61e ici que dans les langues Bantou, et dans les M6lan6siennes.
Ici chaque langue ne modifie pas successivement tons ses phonemes du mSme ordre, parce que chacune semble se cantonner dans un seul.
Nous avons remarqu6 ailleurs encore, mais dans Tint^rieur d'une mdme langue, la permutation r6ciproque de d, t avec f , r.
4^ Dans la langue Chiapandqtie.
Cette langue pr6sente cette particularit6 trSs curieuse qu'4 rint6rieur des mots k se change en n^, p en mb, nft, m; I en r et r en A, n^ ; Ex. kope, voir, fut, ta-ngope ; porno, penser, fut, ta-mbomo ; panda, faire venir, fut, ta manda ; li, boire, ta-ri ; rinda, pleurer, ta-hinda. Si Ton n'6tait qu'en presence des deux premiers changements on pourrait dire qu'il y a simple nasalisation et modification de la consonne suivante par suite de cette nasalisation, mais le changement est plus am.ple, et touta-fait analogue a celui sus-d6crit. On remarquera seulement que IV se change non en t, mais en A, 7ig ; il s'agit de IV plac6 vers la racine de la langue, et qui se trouve dans la mfime position vis-a-vis de I'A, hh, que IV dental vis-a-vis de t et s. Quand k 17 il se change en c et non en d. La dentale semble exclue du changement.
5** Dans VJinissH et le Kotte.
Tant6t c'est rJ6niss6i qui a la consonne primitive, et tant6t c'est le Kotte.
Le t Kotte devient d en J6niss6i ;
Au contraire rJ6niss6i A, x devient h en Kotte.
Le Kotte p devient /"en J6niss6i.
Le V et r^ Kottes deviennent s\ IV et le t s'6changent dans les deux langues.
Enfin la consonne a initiale tombe souvent dans les deux.
La consonne finale tombe seulement en Kotte.
6** Permutation dans diffirents dialecles.
Ces permutations sont tellement nombreuses que nous ne pouvons les donnerici. Mais pour montrer combien la lautver" schiebung est universelle, nous aliens choisir un exemple, en 6tudiant la phon6tique d'un dialecte Grec tr^s curieux, du Tzaconien.
Ce dialecte pr6sente ceci de singulier qu'il semble plus ancien que le Grec classique, mais avoir subi des degradations successives que celui-ci n'a pas subies et qui n'ont m6me pas atteint le Grec moderne.
!• Le digamma, au lieu d'avoir disparu, s'est conserve ou solidifi6 en ft ; ici il y a renforcement : |3ivvs pour apvt. 2* Le 6 est devenu s ; fffpi pour Ospo;.
3* Vs se change en r, c'est le rhotacisme : rap afxepyj pour raq
4** LV se change en n devant les dentales : xavrope; pour xparouvrec, et en g devant les gutturales : ayxa pour i7pxa, j'ai pris, en r6alit6 en w.
5" K se change en vi ; pty^a, p. pt$«.
G" Le A, le p, le / se nasalisent (II y a la un ph6nom6ne analogue k celui des langues Bantou) tuizoua, j'ai fait ;
7* Le 0-, le r se convertissent en r;, c'est le tsitacisme ; il y a renforcement, puis le ts passe au son Is ; il y a r6ellement un chuintement.
8** Vs se chuinte, cua-cri (Suyarrip), se prononce chdti. Cela est dtl sans doute a Tinfluence de Vs.
9® Les groupes <nt, a^ se prononcent 5cA.
10<> Le X se chuinte, rpt^c, cheveux, tchichA ;
11° Le A se pronome <« ou teA, toutes les fois qu'il pr6cMe des voyelles mouill6es.
12" Lorsque IV est pr6cdd^ d'une dentale il se fond avec elle et les cleux se prononcent tch a9p&>7ro = atchapo ; initial, il se prononce aussi ck : pivix = chinda = pi^a, mais c*est sous Imfluence de IV suivant.
De ces faits on pent conclure que dans ce dialecte il se fait un continuel 6change entre nasales, plosives^ fricatives et vibraute3. Le permutation est dans le sens de Taffaiblissement. Le gutturale se chuinte, la fricati/e devient vibrante, la vibrante devient nasale.
Les rapports sent aussi tr6s grands entre 1>, le t et le d.
Nous reviendronssur ce dialecte dans un autre ordre d'iddes,
TROISIfiME SECTION.
Perfnutation enire gtiiiurales, denkdes et kdnales.
Parmi les gammes phoniques nous avons ^tabli celle qui ne suit plus les divers modes, mais bien les divers lieux de phonation .
Le point de depart est la gutturale, il y a affaiblissementquand on passe k la dentale et k la labiale
Cette transition tres souvent ne se fait pas sans gradation. Le q v^laire contient un i^ solidaire \ qH\ le 7 disparait, \u se solidifie en p ou h. De meme de la gutturale on passe a la dentale par la palatale ; ^devient/, puis i^puis^, puis t. Enfin de la dentale on passe k la labiale par Tinterdentale : 6eodG»po$ devient en russe /?twibr.
Quelquefois cette transition n*existe pas, on passe de Tun k Fautre par simple affaiblissement.
Dans Us\langues PofynSsietmes.
Un seal exemple : le i des autres langues en Havause r6ldve en k.
Dans les langues Malaises.
Le Javanais g devient b en Malais.
Le n des autres langues devient n en Malgache.
Le b Malais s'echange avec le r, / Javanais et le k Malgache.
Voil4 un cas tr^s singulier ; les labiales les gutturales et les dentales vibrantes viennent se rencontrer dans le mSme mot ; malais bintang, ^toile = Javanais liniang, et Malgache kin/ana.
Dans les langues Indo-Europeennes.
L'Osque change en p les q primitifs tandis que le Latin les conserve :jDa;^, au lieu de quant. L'Ombrien fait souvent le m6me changement : pis au lieu de quis.
Parmi les langues Celtiques, le groupe Gaelique conserve le k (ceithu), le groupe Breton le change en p (pentp) ; Tancien Gaulois fait aussi ce changement.
Le Grec ancien change souvent les k soit en p, soit en / ; quis^ quinque deviennent rtg, Tievre. II change aussi g^nb qmv : ga = |3)9fjti ; gaus = pou; ; gam = venire ; giv =* vivere.
Danse 1 dialecte Tzaconien dont nous avons d6ja parl^, ces permutations sont plus frdquentes encore. Le Dorien changeait d6jk le r en 3c ; oxa, =s pour ote. De mdme r remplace x. Le retour de k pour tt et t se remarque dans : xnyoJi p. wrr/oii ; xivov p. TTivG) ; xifzyj p. TifiYi ; et une foule d'autres exemples. i remplace (3 : Su p. (3ios ; Srixo p. IStj?.
Tres souvent le passage de la gutturale a la dentale est favo-
ris^ par le son u solidaire de rarticulation v^laire qui se d%age peu k peu et se solidifie ; alors il n'y a pas de passage pour la dentale. Le qu devient qw^ puis hw, hw. Le groupe gw^ hw est tr6s frequent en gothique ou]ii est represents par un caract6re unique special, et en Irlandais, ex. hvcis, hvetta, puis Xh tombe et Ton a : wer^ weiss. Lejsanscrit guru vient d'un primitif ^var^, lequel devient en grec varu^ papu.
La dentale se convertit en labiale par le mSme moyen ; le groupe du, du, devient dw, dv, puis db, et le d tombe : duonas^ bonus; duis, bis; duellum, bellum,
Mais c'est surtout par le moyen des nasales et des fricatives qu*on passe vite des gutturales aux dentales et aux labiales.
Sans quitter le dialecte Tzaconien nous trouvons qu'on passe de 9 4 (p : ^aSy\ p. ^x^y\ ; y\j^i/\ p. vuf y} ; de v a fx : via p. fAia ; evt pour efxi, je suis.
En latin une seule fricative remplace souvent les trois, gutturale, dentale et labiale, c*est la labiale A au moins en initiate : bhu devient fui; Bviioq, fumus ; x^^o;, Jiel; en m6diane, Tombrien tefe, tibi correspond au Sanscrit tubhja, et I'Osque mejiui, media au Sanscrit medhya. Le dh proethnique devient / latin ou d ; le M, f,b Qih ; le gh devient g. A,/, v.
L'A, a son tour, produit de Xi fait k la fois fonction de x €Jt de
En grec le ^A est repr6sentSJpar le X lequel en Sanscrit est remplacS par y et 6.
En Celtique gh est represents par g qui devient b par TintermSdiaire de y et de v.
En latin le proethnique djh est remplac6 par h,g pour y et/.
Dans une langue nSo-latine, Tespagnol, I'A pour x remplace \f iformosus^ hermoso,
Le 9 grec correspond au v allemand : Oepf^o;, warm.
Enfin on passe f acilement des diflferents ordres de gutturales, les uns aux autres : du A« au ki, de I'interdentale fricative 9 ^ la dentale fricative s, de la labiale dentale vk\^ labiale w.
Dans les langues Ouraliennes.
Dans ce groupe I'A, le x finnois se convertit en /"dans les langues congSn^res : Karhu, ours, devient en permien Kurva ; makso, le paiement, devient mafso.
On passe aussi de Vm kn; mordwtn ffteftda, baton s=hongr. nad^ roseau ; wogul fnagint^ rire == hongr. neve/-m\