‹ Essai de phonétique généraleChapitre 34 sur 47 · HUITIEME SECTION · texte numérisé non relu

HUITIEME SECTION

Permutation entre les plosives, les fricatives et les

spir antes.

Nous avons vu cette permutation s'accomplir fr^quemment dans la lautverschiebung g^n^rale germanique.

Nous r^tudions ici dans les langues ou elle s*accomplit isol^ment en dehors de ce grand mouvemenl gdn^ral attaquant toute une s6rie de sons.

Nous avons raconte Torigine des fricatives. EUes se forment des plosives au moyen de Tinterduction d'un h aupres de cellesci, d*ou d'abord p-h, b-h ; t-h, d-h ; A-A, g-h, puis par assimilation Yh devient la fricative du phoneme qui pr^c6de, d'oi pf, bv, tB, dS ; Ax, gy ; c'est TaiFriqude ; puis le premier 6l6ment

disparait et Ton a /, t; ; 8, (J ; x\ / ; X* 7*-

De la fricative on passe bient6t k la spirante et Ton a, w^ w sonore ; «, ^ ; y, y ; A muet, h sonore.

Cependant la spirante existait d'ancienne date, ainsi que la plosive ; la fricative, surtout la fricative t^nue, 6tait seule hjst4rogene.

Dans rhistoire des langues, le Sanscrit possMe les plosives et les spirantes, mais non les fricatives ; il est seulement ea train de les obtenir au mojen des aspir^es.

Seulement ce moyen ne lui r6ussira pas, les langues N6o- Indiennes ne continuant pas revolution ; elles d6composent k-h, t-h^ ph et ne retiennent que Yh seul.

En effet, dans cette formation, souvent la dissociation se fait, et alors Yh seul survit.

Dans les langues Europ^ennes, revolution s*accomplit. Le Grec h*aduit *-A, i-h, p-h par x^ ^» ? J 1^ Tudesque par Ax> ^> ph qui deviennent bient6t hy Sy f.

Lie Singalais change les aspires du Sanscrit lorsqu'elles sont sonores en A ; il en est de mdme de certains dialectes pracrits ; madhu, le miel, devient mihi ; il change aussi en h Ys et le ^ ; daha^ dix, pour dasan.

Par centre les langues dravidiennes renforcent Ys du Sanscrit en d.

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