CHAPITRE DEUXIEME
feTUDE DU PHONEME DU DEDANS AU DEHORS OU DE LA PRODUCTION PHYSIOLOGIQUE DU PHONEME.
Les phonemes se divisent a ce point de vue en : P phon&mes complets ou de prononciation, 2^ phonemes incomplets ou de transition^ 2f* phondmes doubles ou de combinaison.
Premi&rb classe.
Phonemes complets ou de prononciation.
Avant de commencer la classification k divers points de vue de ces phonemes, considdrons d*abord le phoneme en gdodral et voyons comment il doit se d6composer.
Le phoneme, quel qu'il soit, malgr6 la rapidity de sa prononciation, se prononce en trois temps. II a d*une maniere g6n6ralement bien distincte un commencement, un milieu de pleine activity et une fin.
Prenons le phoneme p, dans la syllabe app. Premier temps :
les deux levres se rapprochent et se choquent ; il en r^sulte un bruit. C'est le bruit cPocclusion. Deucddme temps : les deux levres restent rapproch^es, sans mouvement , il se fait un silence. Troisieme temps : les deux levres se disjoignent, Tair qui sdtait accumul6 derri^re les l6vres lors du premier mouvement, du mouvement d'occlusion, s'^chappe avec force, il en r^sulte un nouveau bruit, le bruit explosif,
Prenons le phoneme b dans la syllabe abb. Premier temps : les levres se joignent et se heurtent, en raSme temps la glotte vibre, ii en r^sulte un premier bruit et un premier son joints. Detuciime temps : les I6vres restent jointes, silence sous le rapport du bruit labial, mais continuation assez large du son glottal. Troisieme temps : les levres se disjoignent et en m6me temps les cordes glottales s'ecartent, un nouveau bruit labial, bruit explosif. se produit, mais le son glottal s eteint.
Prenons le phoneme ^ ; les trois temps si distincts tout k rheure tendent k se confondre, cest qu aussi le bruit devenu continu se rapproche du son ; d'autre c6t6, les organes ne se ferment plus herm^tiquement ; ferm^s sur les c6t6s ils laissent Tair s'avancer au milieu par un ^troit canal ; il n'y a plus de vrai bruit d'implosion, il n'y a plus de vrai bruit d'explosion, mais il y a encore une mise en train, au commencement ou le r^tr^cissement se fait, puis un moment de passage de Fair par Tetroit canal forme, enfin un troisieme moment ou, le resserrement s'elargissant brusquement, il s*opere une d^charge de Tair comprim^.
II en est de m^me du phoneme r. Seulement les charges et les d6charges resultant de la vibration sont nombreuses et successives quand il s'agit de IV avec roulement ; quand il s agit de Vr non roul6, il ny a qu'un moindre nombre de charges et de ddcharges et elles sont moins brusques.
II en est de mdme de 17, ici mSme la suite des mouvements redevient plus sensible. Premier temps : la langue s'appuie sur les dents ou leurs alveoles d'ou r^sulte un premier bruit tr^s faible qui tr^s souvent s'annule ; second temps : la langue se met en vibration non plus longiiudinale, comme pour Vr, mais transversaie ; cette vibration est toute vocalique et pent se chanter ; troisieme temps : la vibration cesse, la langue se d6tache des alveoles par un mouvement qui pent produire un tres
l^ger bruit explosif ; ici encore il y a charge, vibration vocalique, puis dlecharge, absolument comme pour le b, mais la vibration vocalique vient se joindre au bourdonnement vocalique de Tautre.
Passons k Vn. Premier temps : comme pour 17, la langue va sappuyer sur les dents ; il en resulte un bruit plosif plus ou moins fort, quelquefois nul, comme nous le verrons ; cet appui accompagne ou non de bruit est la mise en train de la production du phoneme. Second temps : le souffle vocalique, c'est-4dire qui a fait vibrer en passant les cordes vocales, arr6t6 par la cl6ture faite par la jonction de la langue et des dents, le voile du palais ouvrant passage, se refoule vers le canal nasal qui lui sert de canal d'expiration ; de la une expiration vocalique qu on peut prolonger, qu'on pent chanter, et qui est une veritable voyelle ; troisieme temps : la langue et les 16vres se disjoignent par un mouvement qui peut 6tre assez marqu^ pour occasionner un bruit explosif. II y a ici, comme pour Vr, comme pour 17, une voyelle entre deux articulations ; le tout indivis^ment constitue une nasale.
Nous venons de parcourir les diverses articulations et aussi les voyelles articul^es ; passons aux voyelles ; ici les trois temps sont moins apparents et chacun est plus autonome, et cependant ils existent. Voici d'abord Ya. Il sagitavant defaire vibrer les cordes vocales, de les mettre pr^alablement dans la position ou elles peuvent vibrer ; cette mise en position constitue le premier temps. Nous avons d^ji d^crit ce m^canisme. On ferme entierement les cordes vocales pour les rouvrir ensuite au point voulu ; de 1^ un bruit qui est celui de Xesprit doux ou du hamzah^ ou on les ouvre a la position de Xh pour les reformer peu k peu jusqu'au point ou se produit la voyelle, de \k le bruit de \h ou de Xesprit rude^ ou on les met tout d'abord k la position voulue, et alors le bruit est le moins sensible et peut memo sannuler, cest celui de Xaleph non hamze. Denxiepne temps : vibration plus ou moins prolong^e des cordes vocales. Troisieme temps : cessation de la vibration, remise en place de Tappareil, et ce moment peut 6tre accompagn^ d'un bruit plosif.
Prenons la voyelle i. Cette voyelle a deux lieux : un lieu de prodidction dans la glotte ou elle est identique a Xa^ un lieu de
resofmance dans la bouche comme Va ; mais tandis que Va pour r^sonnance possSde la bouche entiere dans sa grandeur naturelle, t resserre un point de la bouche pour diminuer le rdsonnateur. A ce point de r6tr^cissement se passent des ph^nom^nes sp^ciaux : pretmer temps^ le r^tr^cissement s'op6re, et un frottement inevitable se produit qui imite celui de Xy ; puis deuxieme temps, I'air passe sans effort, on a un % pur ; eniin troisUme temps, surtout si Ton passe k une autre voyeile, il se produit encore involontairement un frottement analogue a celui de Yy ; il est difficile de prononcer ia exactement % + a^ k moins qu'on ne fasse une pose entre les deux, autrement on prononce forc6ment iya.
Done tout phoneme se forme en trois mauvemenls. Si le phoneme est une voyelle, un au moins de ces trois mouvements, souvent deux seront une articulation ; si le phoneme est une articulation, deux de ces mouvements, au moins un, le dernier, s approche de la voyelle ou pourra en devenir une. Il n'y a done, en r6alit^, pas plus de voyelle seule que d articulation seule k constituer une syllabe.
Quels sont les sons vocaliques ou les bruits facilement convertibles en sons vocaliques qui se trouvent dans I'articulation ? S'il s'agit d'un p, il n'y en a qu'un, celui qui se produit au 3* temps ; s'il s'agit d'un b ou d'un m, il y en a deux, ceux qui se produisent au 2* et au 3* temps, mais ces deux sont d'une nature diff6rente.
Dans le p, le mouvement explosif final est un bruU indistinct, lequel touche le son indisHnct, le schewa, Ve mmf, mais trds faible ; le bruit du mouvement d'explosion est un bruit qui devient un son en se prolongeant et en s'accompagnant d'une vibration I6g6re des cordes vocales ; ce bruit a 6t6 jusqu'ici fort peu 6tudi6 ; il est inh6rent k toute articulation.
Dans le A, le 2* mouvement, au lieu d'etre un repos ou silence comme dans le p, est un repos accompagne du bourdonttemeni r6sultant de la continuation de vibration des cordes vocales, ce bourdonnement est une voyelle glottale, le b se produisant dans deux organes k la fois, sur les l^vres et dans la glotte. Ce bourdotmemeni est franchement vocalique ; le 3® mouvement produit avec Texplosion un bruit identique a celui du^.
Dans r#i, le bruit occlusif, le bruit du premier mouvement
estcomme dans le/etle A franchement un simple bruit; le repos du second temps ne se fait pas en silence, mais s'accompagne d'une double voyelle, ou plus exactement d'une voyelle A double r6sonnance. Le bourdonnement r6sultant de la prolongation de la vibration des cordes glottales a lieu comme dans le b, mais ce bourdonnement a pour r^sonnateur non plus seulement la capacit6 orale ferm6e, mais la capacit6 orale ferm6e, plus la capacit6 nasale ouverte. Quant au 3* mouvement 11 produit une explosion identique k celle du ^ et du i et qui peut se convertir aussi en schema ou e muet,
U faut aj outer que le bourdonnement du second temps ne peut s'^teindre tout k coup au 3®, et qu'il laisse un 6cho sur le bruit explosif final, c'est ce que certaines langues ont bien compris ; elles ont compris aussi que ce phoneme vocalique termine toutes les consonnes, et la langue Russe Ta parfaitement fait ressortir par son 6criture. Tons ses mots finissent par un e ntuet dur ou un e muet douxj en g6n6ral suivant que' la demi^re articulation est une t^nue ou une sonore.
Les trois mouvements produisent done trois phonemes partiels indivisibles qui ne font qu*un ; cependant souvent le second mouvement ne produit pas un phoneme, mais un simple silence^ c'est ce qui arrive pour ft, t, p et toutes les momentan^es t^ues.
Quelquefois cependant on supprime un des temps ; par exemple, quand on prononce p sans detacher ensuite les Idvres, ou en les d^tachant si longtemps apr^s et si doucement qu'il n'en r^sulte aucun bruit explosif^ il n'y a eu qu'un bruit implosif plus un silence ; alors Tarticulation est simplement implosive, occlusive. Ce fait a lieu en pratique fr^quemment quand Tarticuiation est suivie d'une autre articulation produite au mdme lieu : dans atta, par exemple, le premier t ne produira qu'un mouvement et qu*un bruit AHmplosion, le second t ne produira qu'un mouvement et qu'un bruit dUeooplosion ; il en sera de mdme dans atna, apma etc. Par centre, le second t ne produit que le bruit explosif.
Le second et le troisi^me dl^ment peuvent disparattre ensemble dans une prononciation rapide, quand deux articulations se suivent ; par exemple dans adda^ le premier cf ne produit que le premier bruit, le bruit implosif, le son plosif et le bruit
explosif sont arr6t6s par Tamv^e du second d^ lequel s'appuie sur le bruit implosif du premier d, bruit qu'il ne r^p^te pas, et se r\\skvgf>i (^es deux derniers temps.
Enfin le second mouvemenl et le son vocalique qui I'accompagne peuvent exister seuls ; c*est ce qui a lieu dans les mots allemands : hatin^ f^ssl, htUtr, et dans les anglais : muttn etc. Le mouvement d*implosion est fait par le t de hattftf par Ys de fessl, et r«, r^ peuvent s'en passer, et arrivent au deuxi^me mouvement qui est Texpiration par les fosses nasales avec son vocalique dans le cas de I'n, la vibration linguale avec son vocalique dans le cas de 1*^, et comme I'n, IV n'ont pas eu besoin d'occlusion, ils n'auront pas besoin d'explosion, et le troisi^me mouvement sera supprimd comme le premier et par la mdme raison.
C'est ainsi que les trois temps et les trois mouvements de la production du phoneme peuvent se. disjoindre et exister s^par^ment, mais pourrait-on naturellement ou artificiellement obtenir le troisteme iJ4ment seul, Vexplosion et le bruit ou souvent le son mel^ de bruit qui Taccompagne ?
Oui, ce bruit special, r^sultat de I'explosion, pent s*obtenir sdpar^ment lorsque par la vibration concomitante des cordes vocales il est devenu son ; ce n*est pas autre chose que Ye muet qui joue un rdle si important dans beaucoup de langues, et qui, bien plus que Ta, pent dtre cousid^rd comme la vayelle primitive. Nous Tenvisagerons plus loin k ce dernier point de vue.
Telle est la composition int^rieure et successive de tout phoneme.
Mais chacun de ces ^l^ments que nous venous de d^crire, ou plus exactement son dement principal qui forme son milieu, le bruit ou le son lui-mdme qui est le r^sultat, se compose de deux choses bien distinctes ; avant d'Stre ^mis au dehors, il subit des modifications et ne sort pas tel qull a 6t6 produit. II faut dire que tout phoneme passe par deux lieux distincts : le lieu de production, puis le lieu de risonnance^ et cela est vrai, non-seulement des sons, mais des bruits, quoique la r6sonnance^itj>lus d'importance pour les premiers.
Prenons pour exemple Ya ; son lieu de production est la glottCy son lieu de r4sonnance est la bouche entiSre ouverte, le
canal nasal dtant herm^tiquement ferm^. Son lieu de r^sonnance est au devant de son lieu de production ; cette derni^re regie est gdn^rale.
Prenons Vi ; le lieu de production est exactement le mfime que pour Ya ; le lieu de r^sonnance est le m6me, la bouche k Texclusion du nez, mais la forme du r6sonnateur differe : par le soulevement de la langue vers le palais, le r^sonnateur en avant est diminu6 et ne se compose plus que de la partie ant^rieure de la bouche.
Pour Ttt, le rfeonnateur, au contraire, est augments par le prolongement labial, et par le soulevement de la langue, non plus au milieu cette fois, mais au fond du palais.
II en est de mdme pour les articulations. A mesure que leur lieu de production est plus avanc^ vers la sortie de la bouche, k mesure le r^sonnateur qui est toujours en avant est moins considerable ;seulement ici le lieu de risonnance est solidaire du lieu de production, tandis que cette solidarity n'existe pas pour les sons ou le lieu de production est toujours le m^me^ mais oil Tetendue du rdsonnateur varie.
Tels sont les elements constitutifs des phonemes. lis ont des lieux et des organes de resonnance et des lieux et des organes die production. C'est la production et la resonnance unies qui donnent seules Timpression acoustique, le son avec son timbre. Quant k la production elle-mdme, elle r^sulte de trois mouvements : celui de charge, celui, suivant les cas, de bruissement, de sonorite ou de silence, et celui de dicharge.
Main tenant que nous connaissons les elements constitutifs des phonemes, nous aliens les classifier en continuant leur etude, a different s points de vue.
P Classement des phonemes au point de vue de leur resonnance.
Comme nous venons de le dire, tandis que pour les articulations le lieu de resonnance orale est solidaire du lieu de prononciation, pour les voyelles les deux lieux sont independants Tun de I'autre, le lieu de production de toutes les voyelles etant le mSme. De \k un premier classement des phonemes.
En ce qui concerne tous les phonemes, en particulier les voyelles, le resonnateur n'est pas toujours la bouche seule, il
est qoelqndbis en meme temps U booehe doct la ca{Midtecomme resonnateor est ioajoars plus oa mtHss agrandie oa dunina^ €^ le net dont la capacite de resonnance est inTariable, tons les deux otnreits ; on a ainsi les Toyelles nasales da fran^ais. Fan de blamc^ Yin de rm.
IXaotres fois le resonnateor de la Tojelle peot se composer d'one partie plus oa moins grande de la boache, mais fennte, et da ne2 oaTert : on obtient ainsi les nasales : m, n, up, gn.
Entin le resonnateor Tocaliqae peat se composer de la booefae seole en son entier, mais la resonnance se decompose en on nombre de resonnances panielles causees par les dispositions soccessiTes de la langoe dans le resonnateur boccal, c*est le cas de n et de Ir.
Ce qai est trte corieox c'est qoe le lieu de resonnance pemt we canvertir lenlemeni en lieu de production, et inTersement le lieu de production pent degetierer en simple lieu de resonnance / c*est ee qai se prodait dans le cas des semi-cojfettes oa voyeUes ariiculees. Vi se forme en obtenant un resonnateur oral special, en approchant tres pres le milieo de la langae do milieo do palais ; dans cette situation il suffira d approcher la langae on pea plas qa*il ne convient, ou de prolonger le passage, oo d*aagmenter le volume do soaffle, pour faire frotter par Tair la paroi du palais et produire un bruit qui vient se mSler au son glottal de passage ; on obtient ainsi Yy. A Tinyerse, si Ton prononce 1 y, il suffit d elai^ir le passage ou de diminuer le souffle pour detruire le frottement et par cons^ qaent le bruit et n*aToir plus la qu*un lieu de resonnance et non plus de production du phoneme ; Yy est devenu s.
II en est de meme de la voyelle nasale, D*apres le mecanisme ci-dessus decrit, je supprime toute implosion et toute explosion. Le lieu de In ne sera qu*an lieu determinateur de la resonnance ; si, au contraire, je frappe I'n, le lieu de Yn en mSme temps qu*il est lieu de fixation de la resonnance sera un lieu de production de bruit. La Tojelle sera devenue une consonne sonore.
II en est de meme de 17, et nous n'avons pas besoin de r^p^ ter Fexplication ; de meme aussi de IV ; a mesure que la langae se rapprochera des dents ou du palais en le prononcant et qu'on augmentera la r^istance au courant d*air, on bruit
nattra se m6lant au SOD, etlavoyelle deviendra articulation. De m^me que la r^sonnance peut 6tre simple ou double (simple celle de Ya, de IV ; double celle dan, dVn, dans blanc et vin\ de m6me qu elle peut 6tre d'un et demi, nez entier, partie de la bouche, dans la nasale de tanner, dtner, le lieu de production du phon&me peut 6tre double. C'est ainsi que les sonores b, d, g se ferment k la fois dans la bouche et dans la glotte.
2® Classement des phondmes dtapr^s la direction du souffle.
Les phonemes sout formes sur le passage du courant d*air, mais ils se diffi^rencient les uns des autres, mSme quand ils sent formes et ont leur rdsonnateur au mSme lieu, suivant le point de depart du courant d!air, et suivant son point dHarrivie.
Y Le point de depart du courant d'air est ordinairement et non toujours les poumons ; quelquefois c est I'air venant du dehors par la bouche qui porte le phoneme. La respiration se compose, en effet, de deux mouvements en sens contraire, ^inspiration et Yexpiration^ \l6 bien ! c'est tant6t sur Fair inspir^, tantdt sur I'air expire que se forme le phoneme ; dans le premier cas sont les inspirations, avulsives ou clicks, dans le second cas sont les expirations qui contiennent tons nos phonemes ordinaires.
Enfin quelquefois le phondme se forme non sur le courant inspire ni sur le courant expir6, mais sur I'air rest^ dans la bouche, sans que la respiration soit en jeu. Ainsi se ferment les avulsives dans certaines langues.
2. Le courant d'air expire peut avoir son issue au dehors soit par la bouche, soit par les fosses nasales, dans le cas des articulements nasaux, soit k la fois par les l^vres et par les fosses nasales, dans le cas de la voyelle nasale. Mais cequi n'a pas 6t6 remarqu^, il peut n'avoir pas, directement et imm6diatement au moins, son ^coulement au dehors, mais s'^couleL§ur place, cest ce qui a lieu pour IV, davantage pour 17, et aussi poui* 5 et pour tons les phonemes lat^raux que nous d^cnrons tout-&-rheure.