‹ Essai de politique expérimentaleChapitre 3 sur 21 · AVANT-PROPOS III · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS III

avec les préjugés et les convenances de ses Alliés. Cette excus^; et cette explication sontelles suffisantes ? Lu France a-t-elle obtenu dans la paix ce qu'elle devait et pouvait obtenir ? Personne n ose ajjourd hui l'affirmer.

Tel est le premier grand fait à interprêter qui renferme la grande leçon de la guerre.

îl ne s'agit pas d en rendre raison comme on le fait trop souvent, par le procès de tel ou tel individu. Sans doute le coefficient personnel a-t-il son importance. Mais nous croyons que la responsabilité dans la conduite politique et diplomatique de la guerre et de la paix que nous venons de subir incombe à une personne morale collective que nous appellerons 1 Ecole Dirigeante Française. Cette école a ses traditions, ses principes et ses doctrines qui ne laissent à 1 initiative individuelle de ses représentants momentanés qu'une marge très faible. La cause profonde de nos déconvenues, ne la demandons pas à l'égoisme ou à l'aveuglement de nos Alliés, aux faiblesses et aux défaillances de quelques personnages consulaires pris en particulier. C'est aux façons de sentir et de penser, propres à notre Ecole Dirigeante dans son ensemble qu'il la faut demander et que nous la demanderons. L'enseignement de la guerre est là et non ailleurs. D'oîi vient notre Ecole Dirigeante ? Quelle a été sa formation ?

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