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CHAPITRE II

Essais de Prophylaxie à la Consultation du iDispensaire.

Nous pouvons ici donner autre chose que des règles théoriques ; les mesures prophylactiques que nous allons décrire ont élé ou sont mises en pratique depuis 12 ans au Dispensaire de la rue Oudinot, et il sera possible de juger de leur efficacité.

Aux deux principes de la sélection et de l'isolement, le Dr Bresset à ajouté l'antisepsie, appliquant au service d'une consultation de médecine générale d’un Dispensaire d'enfants les idées exposées dès 1890 par le Prof' Grancher : « La contagion par l'air n'existe pas dans les « salles où il est interdit de cracher et où la poussière est « supprimée. Au contraire, la contagion par les objets, « c’est-à-dire par le contact direct, existe pour toutes les « maladies » (1).

Avant tout, les plus minutieuses précautions doivent être prises en ce qui concerne les locaux de la consultation. Aussi, pour l'aménagement intérieur du Dispensaire tout a été sacrifié à la propreté la plus rigoureuse. On s’est d’abord attaché à faire disparaître des salles dans lesquelles séjournent où passent les malades, ce qui pouvait servir de réceptable aux poussières. Les saillies,

(1). GRancuer. Congrès international de 1900. Sec,ion de médecine de l'En-

fance, p. 480.

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les objets fixés aux murs ont été enlevés ; les planchers remplacés par des carrelages céramiques ou imperméabilisés à la paraffine, là où 1ls ont été conservés. Il existe un double système de chauffage. Chauffage à vapeur pour la saison froide, chauffage au gaz pour le reste du temps. Tous les meubles sont en fer galvanisé ou en bois peint au ripolin et par conséquent faciles à nettoyer.

Voici maintenant comment 1l-fut procédé au début, à chaque consultation :

La porte de la salle d'attente était ouverte toujours à Ja même heure; les enfants inscrits dès leur arrivée, et sans exception aucune présentés au guichet des inscriptions.

S'il s’agit d’un enfant déjà soigné au Dispensaire dont les parents connaissent nos habitudes, et présentant quelque chose d'anormal, nous sommes immédiatement avertis et son isolement sera immédiat Si, au contraire, le malade vient pour la première fois à Ja consultation, la surveillante chargée de l'inserire interroge la personne qui accompagne l'enfant, examine le faciès du nouvel arrivant et au moindre doute le fait sortir de la salle d'attente.

Ces malades suspects, isolés des autres consultants, sont examinés immédiatement et renvoyés chez eux. Les parents ne doivent venir chercher les médicaments preserits qu'après la fin de la consultation. Les linges et autres objets qui ont été en contact avec le malade sont enlevés aussitôt. Nous avons trop fréquemment à diagnostiquer, dans ces conditions, des rougeoles. des scarlatines, des coqueluches ou même des angines diphtériques, et cependant, avec ces simples précautions, et aussi grâce à la propreté rigoureuse de nos salles, faciles à nettoyer et fréquemment désinfectées par les vapeurs de formol ou d’eau oxygénée, il est possible de

réaliser une prophylaxie à peu près suffisante des maladies conta-

gieuses qui se présentent au Dispensaire (4).

(1) F'onclionnement du Dispensare, année 1900, p. 34, G. Steinheil.

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