SPLEEN AU SOIR
On sent le vain effort des plantes qui vont naître: Les jardins sont trop verts sous les dieuy énervés; Mouillés, graves, frileux, houleux d'arbres lavés; Et notre jour s'achève ainsi qu'un soir de prêtre.
Des grillages partout!... Des ronces, des poteaux. Closent les chardons fiers et les folles avoines : Entassement méticuleux de patrimoines.
Tous esclaves du froid qui pleut sur les coteaux...
Ibsen, tu la sentais, la nature insensible!... L'électricité luit comme une éternité; ^
Pas de lune — Le soir est notre Inanité... L'homme s'y désespère au bras flou du possible...