LA LISEUSE DE HENNER
La liseuse de Henner
Me suit des yeux, dans la chambre...
...Sa nuque est un sommet d'ambre,
Sur un fond d'infini vert...
Ah ! de vous que je suis loin !
Transparente chair trop pâle !
De la chaise où je m'affale,
Du fauteuil où je reviens.
Du mur ou de la fenêtre,
Rien de moi, pas un élan,
Pas un désir de connaître,
Ne monte, et ne vous devine,
Tête trop haute et trop fine,
Néant d'âme recouvert
De la douleur de Henner !
C'est vous qu'on disait « La Sphinge »
Col ferme, seins en le linge,
Yeux rivés sur quel désir;
Et la bouche, bouche étrange.
Qui ne voudrait pas sourire.
d'amour 1 1 7
Ni ce front qu'un bandeau cache.
Ni ce regcnd de docteur Ne m'ont aimé; quel bravache Rêve de femmes-pâleurs ?
Elles ne paraissent douces
Qu'en plein vol penné d'sizur Non, je n'ai pas la ressource D'aimer votre image au mur I