ARABESQUES
J'en prends vos bouquets à témoin Pour les sentir, je ne sens point; Devant mes narguilés je jeûne !
Loin des désirs léviathans
Je vous attends, je vous attends !
O vous, désespérément jeune !
Si quelque lune glisse au lac Un baiser frôle mon hamac Où toutes vos odeurs émeuvent !
Et dans le soir qu'ouate Allah Vos lèvres minces d'Atala Sont des prières qui se meuvent !
Si je hais les bras déliés,
Les seins, les yeux mésalliés
Des femmes au cœur de Faisanes,
D AMOUR
Remous des vents, remous des feux.
Ils papillottent vos cheveux, Devant l'horreur des courtisanes!
Vous viendrez, puisque je le sens.
Puisque les jardins reposants
Où je veux que votre orgueil naisse,
Les perrons, les bois, les balcons.
Les précipices inféconds
Sont vos cinq amours de jeunesse!
Puisque, à relire les exploits
Des amoureux, j'apprends les lois
Que l'homme creuse, et que Dieu mine.
Puisque, dans le relent d'Iris Où respire et souffle Paris Votre heure m'est plus féminine !
Si votre calmante Ananké Guide mon coeur intoxiqué, Mon coeur las des parfumeries.
Ayez ces yeux. Sole mio.
Et ces regards que Mireio Donne à l'autel des Trois-Maries !