‹ Essai de sémantique: science des significations (volume 2)Chapitre 14 sur 76 · Vuir à la Qn du ccUc première partie · texte numérisé non relu

Vuir à la Qn du ccUc première partie

l'a dît, consiste à voir la diffûrence des choses sera blables. Cet esprit se communique jusqu'à un certain point par le langage, car à reconnaître les dirfcrences que les mieux doués ont été d'abord seuls à sentir, la vue de chacun devient plus perçante.

Une question qui concerne plutôt le philosophe que le linguiste serait de savoir comment cette répartition se fait en nous, ou, pour dire les choses de Taçon un peu |rû5sière, mais intelligible, si nous avons dans notre tète un dictionnaire des synonymes. Je crois que chez les esprits attentifs et fermes ce dictionnaire existe, maïs qu'il s'ouvre seulement en cas de besoin et sur l'appel du maître. Quelquefois le mol juste jaillit du premier coup. D'autres fois il se fait attendre : alors le dictionnaire latent entre en fonction et envoie successivement les synonymes qu'il tient en réserve, jusqu'à ce que le terme désiré se soit fait connaître.

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