CHAPITRE XXII
DE QUELQUES OUTILS GnAMMATlCAUX
- Le!
Une fois que l'idée d'une phrase formant un ensemble s'est imprimée dans les esprits, le besoin se fait sentir de la comploter cl de lui donner les instruments qui lui sont Décessnires, Mais comme l'intelligence populaire, ainsi que nous l'avons vu, se borne, sans rieu créer, à adapter pour de nouveaux usages ce qui lui est fourni par les siècles antérieurs, un certain nombre de mots sont transformés pour les besoins de la syntaxe.
Une première transformation — la plus importante de toutes ~ est celle qui nous a iloniK- le pronom relalif.
Un certain pronom, qui ne se distingue pas exléfieuremenl des autres, acquiert, par l'usage qui en (stfait, une force d'union lui permettant de souder deux propositions entre elles. C'est ce qu'en langage
COHUENT S'EST FOBMËËÏÂSTOTÂXE.
grammatical on exprime de celle façon : de démonstratif W devient relatif on anapfiori^tie.
Il Tint dôji'i une syntaxe un peu avancée pour que relte transformation ait lieu : dans les diverses langues indo-européennes, le choix du pronom relatif est venu tard et il n'a pas été partout le même. U suffit, pour s'en assurer, de comparer le lalin 'jui au sanscrit jas et au grec 5?. La langue grecque, au temps d'Homère, et mcrae plus tard, au temps de Saplio et d'Alcman, n'a pas encore fait un choix définitif. Elle a longtemps hésité entre les pronoms/», (a elsm'.
On doit se demander à quelle époque un moyen d'expression si nécessaire a commencé d'exister. Il faut, à cet égard, faire une distinction entre ridée du pronom relatif et l'adoption définitive d'un certain pronom. L'idée du pronom relatif est très probablement antérieure à la séparation de nos idiomes, car nous trouvons pnriout un certain patron do phrase toujours le même, qui suppose la présence d'un pronom relatif. Les proverbes et adages populaires affectent volontiers ce tour :
Quod œtas vilium posiiit, id lefas mtferel. — Quod
I. Dans la langue liomériiiue, '.» esl le pronom nnnphoriqiie onlînaire. El. ; El (liv Tiî 8i*; iati, lol oipavôv lùpvv t-ivuui. — 'AXXi ri [liv •/flktit Ts âXi; ■/^pviii t: tkZi\a, Aûpa, tb t«i iiûiovm Ttn-y^p xa^ «dnix ^'T,Ttfi. Etc.
ï. L'idciililicalion géniîrnlemenl ndmiae ilc î; avec jits n'est pas ccr- Uiiae ; il'aprts la forme ^i:\ conwrvi'c ilan» une insuriplioa locrienoo, on est amcaê b supposer que S; correspond à avtu.