C usina, IV, 4, 1G. Scio, sc<l meus fructus est prior
comme dignitas, cupiditas, en grec les noms en ty^, comme SixaiÔTr,;, « la justice »; oO.otr,;, « l'amitié »> servait à former des noms exprimant une qualité, un état. Mais nous le voyons déjà devenir opaque en certains mots latins : civitas était d'abord la qualité de citoyen; puis le même mot a désigné l'ensemble des citoyens; il a fini par signifier « la cité ». Facilitas, formé de l'adjectif facilis ou facul, marquait la possibilité de faire : mais facilitâtes est devenu un svnonvme de richesses. Le même suffixe existe en sanscrit et en zend, sous la forme tâti ou tût. Déjà dans les védas, dêva-tât désigne, non seulement la qualité ou la nature divine, mais l'ensemble des dieux (comme quand nous disons la chrétienté) \
Lcgio a d'abord été « la levée » : il est formé comme inter/iccio, obsidio. Puis il est devenu le nom d'une unité militaire parfaitement déterminée, « la légion ». Pour marquer l'idée de « la levée », il a fallu créer de nouveaux mots, tels que deleclus.
Pareil changement a eu lieu pour c/assis, qui est le grec xày>».;, dorien xÀàT^, et qui est devenu le nom romain de la flotte, après avoir désigné d'abord l'armée en général. Le sens primitif était « l'appel \
Regio, formé comme lcgio, signifiait « la direction ». Rcctà regione, « en ligne droite ». E regione,
1. Ilig-Véria, III, l!> r \ : à vaha rii~>vatnlhn, « amène-nous les dieux ». -2. Il est curieux «le constater que classe a repris son ancienne signification dans notre langue militaire.