‹ Essai de sémantique (science des significations)Chapitre 38 sur 87 · Cf. B(J(n:opoç, « le Bosphore · texte numérisé non relu

Cf. B(J(n:opoç, « le Bosphore

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igus, dans Thistoire de Daphnis et Chloé, in piège à loup, d'une chausse-trape pratiis la terre. Mais le loup ne s y laisse pas : aidOaVÊTa'. yip yYJç (7e(jo(pi(r(xév7)ç. Ce (rocptÇo) Socrate, Protagoras, Platon, et tout un 3é de discussions philosophiques.

L à' influence^ dont il est fait si grand usage [lui, nous reporte aux anciennes superstirologiques. On supposait qu'il s'échappait 3s un certain fluide qui agissait sur les et sur les choses. Boileau emploie encore n son sens primitif, quand il parle dans poétique de l'influence secrète exercée par ir le poète à sa naissance. Le mot italien la fait allusion à quelque croyance anales langues pourraient ainsi constituer 3e des métaphores. En allemand, le verbe ï, si souvent employé de la façon la plus répond au latin intexere. Et pareillement *xprimere^ qui revient si souvent dans ce un emprunt fait aux beaux-arts, puisqu'il 'idée d'une empreinte : à lui seul, il pourapprendre, si nous ne le savions déjà, que ns connaissaient le travail au repoussé.

) d'usages abolis se perpétuent dans une levenue banale : en disant d'un personnage ^evêtu d'un titre ou d'une dignité, personne aujourd'hui à l'investiture*.

en d'expressions ne devons-nous pas au théâtre! Ue dans une affaire, faire une scène à quelqu^un, le qui se tient dans la coulisse, un drame qui s'est un changement à vue^ un personnage muet, etc. Ce

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Il y a une satisfaction que le langage réserve à Tobservateur, satisfaction d'autant plus vive qu'elle aura été moins cherchée : c'est de sentir, en parlant, quelque métaphore dont la valeur n'avait pas été comprise jusque-là, s'ouvrir et s'illuminer subitement. Nous constatons alors un secret accord entre notre propre pensée et le vieil héritage de la parole.

Aucun chapitre ne montre aussi bien le pouvoir que, mêmç aujourd'hui, avec nos langues depuis longtemps fixées, l'action individuelle continue d'exercer. Telle image éclose dans quelque tête bien faite devient, en se répandant, propriété commune. Elle cesse alors d'être une image et devient appellation courante. Entre les tropes du langage et les métaphores des poètes il y a la même différence qu'entre un produit d'usage commun et une conquête récente de la science. L'écrivain évite les figures devenues banales : il aime à en créer de nouvelles. Ainsi se transforme le langage. C'est ce qu'ont parfois oublié nos étymologistes, toujours prêts à supposer une prétendue racine verbale, comme si l'imagination avait jamais été à court pour transposer un mot d'un ordre d'idées dans un autre.

Une espèce particulière de métaphore, extrêmement fréquente dans toutes les langues, vient de la

nom même de personne — persona, — que Cicéron employait déjà comme nous, est un mot de théâtre puisqu'il signifie « masque».

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[1 entre les organes de nos sens, qui e transporter à Touïe des sensations la vue, ou au goût les idées que nous îher. Nous parlons d'une voix chaude^ ^ge^ d'un reproche amer, d'un ennui certitude d'être compris de tout le itique moderne, qui use et abuse de msposition, ne fait que développer ce en germe dans le langage le plus grave, une note aiguë ont commencé lages^

ransporte à des objets inanimés des il emprunte Fidée à Thomme : il dira iourde, une maison louche, aveugler de même que les Grecs disaient déjà rdum jaculum) pour un trait qui ne iXaiva cpwv-^ [vox atra) pour une voix ndous appellent andha-knpa, << puits puits dont l'ouverture est cachée par Lielquefois on ne sait plus au juste de s expressions sont parties: pour Tad- 3ar exemple, on a pu longtemps se rient de la vue ou de Touïe. Sans les is, acutusj acer, nous ne saurions pas > aigre n'a pas toujours appartenu au

;, qui désigne la sagesse, se rapportait à l'organe du goût, comme sapiens en t GO'^k çpaptxaxa, avant de dire crocpwç sens initial il est resté cxùcpocxa, cité pçir

sujet, F. Gohin, Les Titans formations de la au XVllP siècle^ p. 190, n.

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T^'FJK-^fTSV

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Hésychius, qu'il explique par yltZxoç^ « douceur ». De là aussi adu^p-riXoç, adjectif qui répond, pour le sens, au latin ingratus. Hélène, s'adressant à Hector couché sur son lit funèbre, et célébrant ses louanges à la façon des voceralrici de la Corse, rappelle, à son honneur, qu'elle n'a jamais entendu de sa bouche une mauvaise parole :

Une femme française qui se trouverait dans la situation d'Hélène, dirait : « Jamais il n'a prononcé devant moi une parole de mauvais goût. »

Citons encore un ou deux exemples tirés de la langue homérique.

Celle-ci ne manquait pas de mots pour Tidée de « méditer, préparer ». Mais cela n'a pas empêché le poète de créer le verbe pu(T(joSo[jL6uo), qui signifie littéralement « intus sedificare ».

"E<t6X* Qn^o^vjoyzt^j xaxflt ôè «peat puaao6<J(jLeuov.

« Tenant de beaux discours, ils bâtissaient le mal au fond de leur cœur. »

Et ailleurs :

*AXX* à.yt.i(jii>i xîvir)<Te xàpy; xaxà puaaoSojj-eijwv i.

« Il secoua la tête en silence, bâtissant le mal intérieurenvent. »

1. Od., XVII, 66, 465. — On remarquera que c'est exactement la môme expression que le latin industrius (de indu et struere). Il est resté quelque chose de Tancien sens péjoratif dans la locution : de indus tria.

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la même idée, Homère a encore le verbe qui du grec a passé au latin *. difficile de reconnaître les métaphores tes iennes. L'état de choses qui les avait suggémt disparu, Ton reste en présence d'une i signification incolore. C'est ce qui nous i comment les grammairiens indous, en dresrs listes, ont pu inscrire tant de racines it « penser, savoir, sentir ». S'il nous était

de remonter plus haut dans le passé de ité, nous trouverions sans doute, tout comme

langues que nous connaissons mieux, la )re partout présente.

de quitter ce sujet, qui est infini, nous vouore mentionner un point, létaphores ne restent pas enchaînées à la )ii elles ont pris naissance. Quand elles sont et frappantes, elles voyagent d'idiome à et deviennent le patrimoine du genre . Il y a donc pour l'historien à faire une disentre les images qui, étant parfaitement , ont dû être trouvées en mille lieux d'une dépendante, et celles qui, inventées une fois [certaine langue, ont été ensuite empruntées

toujours en mauvaise part :

wva^ Ilacàv, )£ (XYjxavâv Ttv' 'AôixTiTto xaxwv. Euripide {Aie, 221.) e, ô Apollon, quelque secours aux maux d'Admète. » ime sans ressources, une chose impossible, s'appellent

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