‹ Essai de sémantique (science des significations)Chapitre 66 sur 87 · Sur psene y voir Mém. de la Soc, de ling.y V, p · texte numérisé non relu

Sur psene y voir Mém. de la Soc, de ling.y V, p

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spositions de Tâme, BiaOédetç ^ox^iç. En effet, cution comme 6eol SoTev contient deux choses listinctes : Tidée d'un secours prêté par les et ridée d'un désir exprimé par celui qui Ces deux idées sont en quelque sorte entrées lans l'autre, puisque le même mot qui marque m des dieux marque aussi le désir de celui qui Le simple mot chez Homère : Te6vai7)ç, « utinam 'is! » outre qu'il exprime l'idée de mourir, le aussi le souhait de celui à qui échappe cette îation. Là est sans nul doute la signification îre de l'optatif.

; l'optatif n'est pas le seul mode de cette sorte. )jonctif mêle également à l'idée de l'action un it tiré des BtaOédetç ^u/Jriç. Il est vrai qu'il côtoie s le sens de l'optatif. D'après les recherches s récentes, il semble que l'optatif ait été dans las le made préféré pour certains verbes, le ctif pour d'autres, sans qu'il y ait une nuance ette qui les distingue ^ Cette abondance de ; montre quelle place importante le langage à l'élément subjectif. Les langues qui, comme 1, ont conservé l'un et l'autre mode, ont chéries différencier. Mais la plupart des idiomes, 1 encombrés de cet excès de richesse, ont ensemble optatif et subjonctif.

ulur latin est si près du subjonctif et de f, qu'il se confond avec eux à certaines per-

brûck, AUindische SyntaXy % 172. Whitney, Indische tik, S 572.

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l'élément subjectif. r

sonnes. Inveniam^ experiar sont, ad libitum^ ou < futurs, ou des subjonctifs. Il y a là un juste sei ment de la nature des choses. Annoncer ce sera, ce n'est pas autre chose, au fond, dans la p part des affaires humaines, qu'exprimer nos va ou nos doutes et nos craintes. On comprend qu' ciennement ces nuances se soient confondues. 1 exemples abondent, qui montrent qu'entre le fu et le subjonctif il n'y avait aucune limite préci Ainsi la différence entre les temps et les mo< s'efface aux yeux de l'historien de la langue*. C( qui, de nos jours, ont émis cette idée extraordina que l'optatif avait été inventé pour être le mode Virréel (der Nichlwirklichkeit) prêtaient aux géi rations antiques la même force de conception qu admire chez les créateurs de l'algèbre. Mais le 1 gage, en ces temps reculés, était incapable de vis si hautes et avait des vues plus pratiques.

L'élément subjectif n'est pas absent de la grs maire de nos langues modernes.

Le français, pour exprimer un vœu, se sert subjonctif : Dieu vous entende/ — Puissiez-vi réussir! Quelques logiciens, pour justifier l'emp du subjonctif, ont supposé une ellipse : « Je dés que Dieu vous entende. — Je souhaite que vc

1. Oùx ^cfferai, oôÔè yévyiTai. — Ou ttco fSov, oôôà fîwjjLai. — Se xe (JLY) $(tfa>(Tiv, èyf*) ^é xev aùtb$ eXcopiai, etc. Cf. Tob Uebergang zwischen Tempus und ModuSy dans la Zeitschrifl Vôlkerpsychologiey H, p. 32. Voir aussi Mém, de la Soc, de Ih VI, 409.

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puissiez réussir.... » En réalité, le français a si peu renoncé à cet élément subjectif qu'il a trouvé, pour Texprimer, des formes nouvelles. S'il veut énoncer l'action avec une arrière-pensée de doute, il a des tours comme ceux-ci : Vous seriez d'avis que,... Nous serions donc amenés à cette conclusion.... Vous pourriez avoir raison.... Dans ces phrases, ce n'est pas une condition qu'exprime le verbe, mais un fait considéré comme incertain. Le conditionnel a donc hérité de quelques-uns des emplois les plus fins du subjonctif et de l'optatif.

Le discours indirect, avec ses règles variées et compliquées, est comme une transposition de l'action dans un autre ton. Ce que, chez les modernes, la langue écrite obtient au moyen des guillemets, la langue parlée le marquait par les formes diverses du verbe. Le subjonctif et l'optatif y avaient leur place naturelle, puisqu'un certain doute était nécessairement répandu sur l'ensemble du discours.

Il nous reste à parler du mode où l'élément subjectif se montre le plus fortement : l'impératif. Ce qui caractérise l'impératif, c'est d'unir à l'idée de l'action l'idée de la volonté de celui qui parle. Il est vrai qu'on chercherait vainement, à la plupart des formes de l'impératif, les syllabes qui expriment spécialement cette volonté. C'est le ton de la voix, c'est l'aspect de la physionomie, c'est l'attitude du corps qui sont chargés de l'exprimer. On ne peut faire abstraction de ces éléments qui, pour n'être pas notés par l'écriture, n'en sont pas moins partie

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