PPELLE-T-ON PURETÉ DE LA LANGUE
3n face et établir des règles certaines....
vons sourire de ce ton d'autorité, mais il jx pour la langue française qu'il y ait eu s de cette trempe.
n'est point au nom de leur propre autoces savants prononcent leurs jugements, lom du bon usage : et si on leur demande rouve ce bon usage, ils répondent sans e c'est à la Cour. La langue de la province lie gâter par son mauvais air la pureté du ige français. Fénelon, sur ce point, est du ntiment que Vaugelas : « Les personnes olies ont de la peine à se corriger de cernons de parler qu'elles ont prises pendant nce en Gascogne, en Normandie, ou à ne, parle commerce des domestiques... ».
môme n'est pas toujours exempte de Elle se ressent un peu, continue Fénelon, ^e de Paris, où les enfants de la plus haute
sont d'ordinaire élevés ».
; ces opinions à dessein pour montrer com-
sont loin des théories aujourd'hui accré-
i linguistique moderne, toutes les formes, enl qu'elles sont employées, ont droit à e. Plus môme elles sont altérées, plus elles ressantes.... La véritable vie du langage se 3 dans les dialectes : la langue littéraire, irtificiellemerit dans son développement, à beaucoup près la môme valeur.... On î garder de faire de la langue maternelle un mseignement : on ne fait que troubler par là enfants le libre épanouissement de leur
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Ou'appelle-t-on pureté de la langue?
faculté du langage*.... De même que Fhist Savigny a montré que Tidée de droit et de m n'était pas applicable au développement histo d'un peuple, de môme l'idée de bien et de mal pas applicable au développement d'une langue
Il ne semble pas que ces doctrines aient le de convaincre M. Noreen. Puisque le langag notre grand moyen de communication, il ù bien s'entendre sur la façon de s'en servir. Qu juge en cette matière? Ici nous demandons la mission de citer textuellement l'écrivain sué « Ce ne sera pas, dit-il, l'historien de la langue n'a la parole que pour le passé ; ce ne sera pas plus le linguiste, qui a la charge de décrire leî du langage, mais non de les dicter ; ce ne sen le statisticien, qui ne fait qu'enregistrer l'usa j qui donc attribuer l'autorité? Elle apparlic l'inventeur, à celui qui crée les formes dont se ensuite le commun des hommes, à Técrivaii philosophe, au poète.... Nous sommes la foule habillons notre pensée du vêtement créé par nous usons de ce vêtement et nous l'usons nous-mêmes, nous ne pouvons contribuer que de chose au développement du langage; ej est-ce seulement sous la direction de ces maîtr faut nous résigner à n'être que des écoliers, n'est pas aux écoliers à commander. »
Si ces paroles venaient de moins loin, on en s sans doute moins frappé. Nous avons mainte entendu, en prose et en vers, à la Sorbonne, la Coupole et ailleurs, quelque chose de sembl
1. Jacob Grimm, Préface de la première édition de sa De Grammalik.
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