CHAPITRE II
■ODIFICATEURS INTRINSÈQUES A L'ORGANISME ET MODIFICATEURS EXTRINSÈQUES — LEUR ACTION SUR LES CARACTÈRES GÉNÉRAUX DE L'URINE ET SUR LES PROPORTIONS DE SES PRINCIPAUX ÉLÉMENTS
De tous les facteurs susceptibles de modifier la nutrition, et par suite l'excrétion uriaaire, en dehors de la maladie, le plus important de beaucoup, mais aussi le plus difficile à évaluer, est celui que Ton désigne d'ordinaire sous le nom de taux nutritif individuel ; c'est ce que nous-mêmes avons appelé, avec le professeur Huguet, le coefficient de vitalité personnelle {^).
« En dehors des circonstances pathologiques, écrit le docteur Le Gendre, chaque individu, suivant son âge, son sexe, ses origines héréditaires, jouit d'un taux nutritif particulier et chez lui les échanges nutritifs s'accomplissent avec une rapidité délerminée(*). »
S'il était possible de fixer, ne fût-ce même que
(1) Cf. C. Vieillard, Uurine humaine^ 2* édit., p. 81.
(2) Lb Geindre, in Traité de médecine, Charcot- Bouchard, I, p. 299.
34 SÉMIOLOGIE URINAI HE
d'une façon approchée, la valeur de ce coefficient, ce serait déterminer en même temps le tempérament de chaque individu, c'est-à-dire son activité nutritive et fonctionnelle, en un mot son dynamisme vital.
Toutefois, comme pour chaque individu supposé bien portant, ce taux nutritif ne varie que dans des limites assez étroites pour un même âge, un même sexe, une même race, il est assez facile de concevoir un type moyen auquel on puisse le rapporter. Mais il reste entendu que le type moyen de la nutrition physiologique, ce type inné, reste subordonné à une foule d'influences qui interviennent, soit en dedans, soit en dehors de Toi^anisme, pour le modifier en plus ou en moins, et cela d'une façon plus ou moins passagère ou continue.
On divise communément ces facteurs, ou mieux ces modificateurs, du taux nutritif moyen en deux cat^ories, suivant qu'ils sont inhérents àl'oi^anisme lui-même, ou qu'ils lui viennent du dehors; ce sont les facteurs intrUisèques et les facteurs extrinsè^ ques.