‹ Essai de sémiologie urinaire: méthodes d'interprétation de l'analyseChapitre 31 sur 53 · URINES · texte numérisé non relu

URINES

FÈCES,

„ . . ...... I Pas de piff ment biliaire.. « , .

Pasde pigment biliaire. „ j» u-i- t Coloration normale.

"^ ° i Peu ou pas d*urobiline.>

(Pigment biliaire, uro-i Pas de pigment biliaire,) , . ,

< T.,. \ ,.,. } Coloration normale.

f biline f urobiline ]

1 Pigment biliaire, uro-) Pigment biliaire, uro-l Légèrement dëoolo-

) biline »( biline » \ rées.

Ictère foncé.... '''»""'"' """''"• ""i "8"*"' ''"7." "*"! Décolorée,. \ OU sans urobiIine. . . . ( ou sans urobiiine....)

(1) Cf. Chauffard, loc. cit. y p. 58.

SÉMIOLOGIE DES PIGMENTS 213

Il faut ajouter que, chez un même malade, on peut, suivant les moments où se fait la recherche, obtenir des résultats différents. Ainsi, dans l'ictère chronique infectieux splénom^alique de Hayem, au moment des poussées aiguës, l'urine et le sérum donnent la réaction de Gmelin ; pendant les périodes de rémission, les urines restent urobiliques mais dépourvues de pigment biliaire, alors que dans le sérum la réaction de Gmelin persiste plus ou moins intense mais toujours nette. Dans une autre variété d'ictère chronique décrite par Le Gendre, par Hayem, chez certains dyspeptiques, et qui se traduit par une coloration jaune chamois des téguments et surtout de la paume des mains, le pigment biliaire existe à l'état constant dans le sérum et fait toujours défaut dans les urines, qui ne contiennent que de l'urobiline (*). »

Il faut savoir, d'autre part, que, dans le pseudoictère urobilinurique (ictère hémaphéique de Gubler), il n'est pas rare qu'à l'urobiline qui domine soient associés les pigments biliaires vrais, dont la réaction est alors masquée par la présence des autres pigments urinaires : urobiline, urochrome, indol et skatol. C'est l'ensemble de ces corps qui donne, avec l'acide nitrique, la réaction rouge brun {*).

La conclusion sémiologique certaine à retirer de toutes ces notions sur les pigments urinaires pathologiques : uroéry thrine , urobiline et pigments

(1) Chauffard, loc, cit,, p. 62.

(2) Id., ibid., p. 63.

214 SÉMIOLOGIE URINAIRE

biliphéiques, est que tous décèlent ud trouble fonc* tioanel du foie plus ou moias grave, et correspondent soit à une destruction incomplète des pigments sanguins dans le foie, soit encore à une déviation dans le cours des pigments hépatiques.

Pigments médicamenteux. — Ces pigments sont dus à Tingestion de diverses substances médicamenteuses, dont il faut savoir reconnaître la présence, mais qui n'ont aucune valeur diagnostique. On en trouvera Ténumération dans les ouvrages spéciaux et nous nous bornerons à signaler ici la rhubarbe, le séné^ la gomme guUe^ etc.

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