‹ Essai de sémiologie urinaire: méthodes d'interprétation de l'analyseChapitre 37 sur 53 · IX. — HodUleattoBs d« Tarlne dans le cancer · texte numérisé non relu

IX. — HodUleattoBs d« Tarlne dans le cancer

S'il est une affection qui modifie profondément le processus nutritif, c'est assurément le cancer, quelle que soit la forme qu'il affecte et, même, quelle que soit l'étendue de la lésion. En partant de cette vue théorique, Rommelaere(*) avait cru pouvoir tirer de l'examen des urines un signe pathognomonique absolu pour le diagnostic du terrain carcinomateux.

D'après Rommelaere, l'hypoazoturie et l'hypophosphaturie seraient constantes chez les cancéreux ; l'hypochlorurie serait aussi fréquente, mais d'une manière peu prononcée, et, en tous cas, non constante. Ces données urologiques n'ont pas été confirmées par les divers auteurs qui ont repris la question à ce point de vue. M. Kirmisson, en particulier, a montré qu'il n'y avait aucun rapport exact entre la marche et la gravité des affections cancéreuses et la diminution du chiffre de l'urée, et qu'il fallait voir seulement, dans cette diminution, l'expression du trouble profond de lalimentation et de la nutrition que détermine l'évolution des néoplasmes malins (^).

(1) BoMMELABRB, ÎD Joumal de médecine de Bruxelles, 1883-84.

(2) Kirmisson, Congrès de chirurgie, 1885^

Le professeur Duplay, en collaboration avec MM. Cazin et Savoire, a publié de très remarquables recherches sur l'urologie des cancéreux. Il a constamment vu les chiffres de l'urée, des phosphates et des chlorures, très sensiblement ^aux aux moyennes normales. Chaque fois, dit-il, qu'il s'est produit un abaissement du chiffre de l'urée excrétée dans les vingt-quatre heures, cet abaissement coïncidait avec une alimentation insuffisante, lorsque le malade était soumis au régime ordinaire, mal supporté par lui, et le taux normal était de nouveau atteint dès qu'on assurait l'alimentation par le r^ime lacté (»).

Friederich Mûller a recherché comment se comportent les échanges azotés chez les cancéreux de l'estomac, et il a trouvé que l'élimination de l'azote l'emporte notablement sur l'ingestion. Le corps s'appauvrit donc d'une façon continue en albuminoïdes. Il a trouvé, d'une façon constante, une augmentation de l'acide phosphorique éliminé et une diminution considérable dès chlorures.

En cas de coma semblable au coma diabétique, on peut trouver dans l'urine une réaction positive par le perchlorure de fer.

L'existence de l'albuminurie, de la réaction de l'indican, de la peptonurie, a été parfois signalée. La peptonurie en particulier ne serait pas très rare.

L'urobilinurie indiquerait l'existence d'un cancer secondaire du foie (Tissier).

(1) DopLAY, in Archives générales de médecine, juillet 1895.

Î6S SÉMIOLOGIE (JRINAIRE

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