IX. — L'tJrine dam» la JLiparle
Les urines de la lipurie renferment des matières grasses, non plus à l'état d'émulsion comme dans la chylurie, mais en gouttes plus ou moins fixes nageant dans le liquide ou se réunissant à sa surface.
On dit que ces urines sont albumino- graisseuses quand elles renferment en même temps de l'albumine, ce qui est fréquent (A. Robin).
On observe ce passage de la graisse dans l'urine dans un assez grand nombre de maladies, mais plus spécialement dans la dégénérescence graisseuse du rein, la grossesse, l'obésité, le diabète au début de la période d'amaigrissement, etc.
Mouvenoux l'a signalée dans beaucoup de maladies des enfants, à la suite de calculs biliaires, dans les
(1) A. Robin, loc. ciL^ p. 300.
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maladies du pancréas, dans quelques affections du cœur.
Voici, d'après Labadie-Lagrave, les principaux caractères des urines graisseuses (') :
La quantité des urines est normale, la réaction généralement acide, la densité non modifiée ; d'une couleur souvent laiteuse, une fois bleuâtre (Btaconnot), l'odeur a été trouvée fade et ammoniacale (Niemeyer). Par le repos, il se forme à la surface une couche crémeuse, quelquefois de petits caillots nageant dans le liquide (Ch. Robin).
A Vexamen microscopique on trouve la graisse sous forme de globules, ou de graisse moléculaire, ou de cristaux d'acide stéarique, on y trouve des hématies.
A Vexamen chimique^ Chevreul a constaté la stéarine et l'oléine, Golding Bird signale une matière grasse butyreuse, Perret une graisse saponifiée. Bouchardat a trouvé 13 grammes de graisse par litre dans un cas; Niemeyer 68'*,87. L'urée est diminuée.
Il y a augmentation des sulfates , de la chaux , de la magnésie (Obs. de Robin).
Ces substances albuminoïdes peuvent faire totalement défaut (lipurie) ou exister en quantité variable (albumino-lipurie) .
(1) Labadie-Lagrave, Urologie clinique^ p. 206.