‹ Essai de sémiologie urinaire: méthodes d'interprétation de l'analyseChapitre 45 sur 53 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

CYSTITE AIQUC -- CYSTITE CHAOMIQUe CANCER DE LA VESSIE

Les rapports intimes qui unissent entre elles les différentes parties de l'appareil urinaire (rein, lU'etères, vessie, urèthre, prostate) ne permettent pas toujours de préciser, par le seul examen des urines^ le siège exact de la lésion, non plus que son éiendue et sa gravité. Nous savons, en effet, que* les afiTections de la vessie se propagent avec une extrême facilité et donnent lieu à des urétéro-pyélites, à des pyélites et, même, à des pyélo-néphrites. Conmient' reconnaître si l'inflanmiation se limite à la vessie, ou si elle a gagné les bassinets et le rein ? La chose n'est rien moins que facile ; elle l'est d'autant moins que la présence des éléments figurés du rein n'est pas toujours manifeste, lorsque cet oi^ane est atteint, et que leur absence ne prouve rien par rapport à son intégrité. « La présence des cylindres urinaires, dit le professeur Guyon, peut servir à caractériser le

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siège ou Tune des localisations des lésions, mais leur absence ne permet en aucune façon de résoudre par la négative l'hypothèse d'une suppuration rénale ('). »

Quoi qu'il en soit de ces difficultés inhérentes au diagnostic, il n'en reste pas moins quelques indications utiles à connaître et que nous allons exposer rapidement, en nous limitant à ce qui a directement trait à l'urine.

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