CONCLUSION
La commission a dil fiicr particulièrement son attention sur les deux grands ouvrages inscrits sous les numéros i et 4*
Elle a vu, dans le i^ ^ le tableau de la seule possession qui reste à la France dans l'hémisphère austral , tracé sur les lieux par un fonctionnaire supérieur, après plusieurs années de résidence. Elle a reconnu que ce travail offrait l'ensemble des détails que comporte une bonne statistique , rangé avec beaucoup de méthode et enrichi de tous les fieiits physiques , ethnographiques y agricoles et commerciaux qui pouvaient y répandre le plus d'intérêt, ensemble qui exigeait une réunion fort rare des connaissances les plus variées.
D'un autre coté , le numéro 4 ne se rapportant qu'à un objet spécial , semble l'avoir épuisé , et atteste dans son auteur un zèle et une laborieuse persévérance dignes des plus grands éloges. On a pu dire encore que le geni*e d'intérêt qu'il offrait nous touchait de plus près que la description d'une île placée à quatre mille lieues de nous, et qui , pour l'étendue et la population , n'équivaut pas , à beaucoup près, au moindre département du royaume.
Api*è8 avoir pesé ces différens motifi, la commission , tout en plaçant fort haut dans son estime le travail sur les suicides et les morls subites, a pensé que le premier rang appartenait à la Statistique de l'île Bourbon,
En conséquence, les membres ont été unanimement d'avis que le prix de statistique , pour l'année i9i']f devait être décerné à M. Thomas, et qu'il serait iàit en même temps la mention la plus honorable de M. le docteur Falret , pour ses utiles et laborieuses recherches , en accompagnant cet accueil du regret de ne pouvoir témoigner, d'une autre manière , l'intérêt que ce travail est fait pour inspirer (i).
vSïgTi^ FouRiER , Lacroix^ Coquebert de Mont- BRET, rapporteur,
(i) S. Eic. le ministre de l'iulérieur s'est empresse de remplir ie» intentions de r Académie, en Taisant les fonds d'ane seconde médaille pour M. le docteur Falref.