SOURCES
une masse de prose (notamment dans VAibli, YArmana prouvençau, Prouvènço ! et Vivo Prouvènço ! ) qui, mise en livres, ferait un nombre considérable de volumes, et dont un juge tel que Mistral a maintes fois apprécié favorablement la valeur.
Néanmoins, sauf pour quelques tournures absolument courantes du langage journalier, je me suis généralement abstenu de donner des exemples sous ma seule autorité.
Plusieurs exemples cités sans référence sont pris dans la conversation familière ou dans des lettres privées; ils présentent souvent des faits de syntaxe plus authentiques ou plus intéressants que certains exemples que des grammairiens ont cru devoir emprunter à des écrivains de valeur inégale. D'autres exemples de même ordre sont empruntés au TDF ; je ne me suis pas cru tenu à donner toujours une référence spéciale.
Les autres proviennent d'auteurs choisis de préférence parmi ceux qui ne violentent pas leur langue mais savent faire appel quand il faut à toutes ses ressources expressives. Entre leurs mains l'outil journalier des bonnes gens du peuple se hausse à des travaux dont la plupart de ceux-ci n'auraient jamais envisagé la possibilité, mais dont ils comprennent l'ordonnance infiniment mieux que ne paraissent le croire certains lettrés trop hermétiquement murés dans leur cabinet de travail. Les grands effets du verbe mistralien étaient tous en puissance dans la langue des simples gènt de terro ede mar (v. en particulier §§ 120, 4°, 163, 167). « Toute théorie est grise, tandis que verdoie l'arbre doré de la vie '. »
Enfin je n'ai pas voulu submerger le lecteur sous une avalanche d'exemples, mais lui offrir un choix significatif.