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CHAP. XII : EXPRESSIONS INDÉTERMINÉES § I

f^esias à bôudre lis oustau Emé si troumpo e si lampeso

« on voyait pêle-mêle les hôtels avec leurs culs-de-lampe et trompes en saillie (NertOy c. ii, p. 78) ;

lé vesias d'oumenas à barbe espesso,

Grand, courpourènt, clapu tau que de chaîne

{Rose y c. I, 1. I, p. 4) « on y voyait des colosses à barbe épaisse, grands, corpulents, membrus comme des chênes » ;

em*uno tino. . . ^

Que ié vesês teste j a H très m aussi

(RosCy c. I, I. II, p. 4) « avec une cuve. . . où Ton voit les trois mousses dresser leurs têtes » ;

Au? tas nega, vous l'assegure cité § 23 ad fine m ;

Mai cuerb lou Rose un sagarés de nèblo : Li cou parias em'un coutèu. Amagon Lou ribeirés, tout, à perdo de visto.

Couueirias plus lou puget de Fourviero

{Rosey c. I, 1. viii, p. 20) « mais un amas de brouillards épais à couper au couteau couvre le Rhône. Ils cachent entièrement le rivage, à pêne de vue. On ne distingue plus le coteau de Fourvière », litt. '< vous ne (je^connaîtrie::^ plus ... ».

Cette « façon animée de conter, où le narrateur s'adresse directement à ses auditeurs » (M.-L., t. m, § 92) est bien dans le génie d'un peuple qui use largement du monologue et du datif éthique (cf. §§ 64-66).

Beaucoup plus rare est la 2. p. sg., ex. es uno causo que sentes e que la pas pas dire « c'est une chose qu'on sent et qu*on ne peut pas dire ».

§§ 150, 151 2. p. PL.; 2. p. SG. ; on, L'ON 239

Je néglige la tournure parla i. p. pi. (ex. « nous devons aimer le prochain ») qui ne présente aucune particularité intéressante.

§ 151. — Le continuateur de homo, aujourd'hui on, rrgt. ouon, vaud. 1. lim. auv. oun, aq. ourn, et plus souvent, avec l'article, /'ow, rrgt. Fouon, etc. . ., apparaît également dès lé vpr., mais est moins employé que les tournures précédentes :

Coume l'on cerco uno espingolo

« comme on cherche une épingle » {Cal., c. iv, p. 160);

Toujour, mai que li vièi,

Cresès, li jouine, de counouisse !

Mai fau que l'âge nous angouisse, Fau que Fon ploure e que Fon gouisse : Alor, mai bèn trop tard, l'on vèi e F on counèis!

u en toute chose, plus que les vieillards, vous croyez, jeunes gens, de connaître ! Mais il faut que l'âge nous afflige, il faut pleurer, il faut gémir : alors, mais beaucoup trop tard, on voit et on connaît! » ÇMir., c. m, str. 10);

Alor se canto e Fon se trato

(( alors on chante et l'on banquette » {Mir., c. m, str. 4), litt. « l'on se traite », ex. de deux tournures différentes dans la même phrase, se canto et Fon se trato, la seconde permettant d'employer un réfléchi.

Un < imu (cf. ail. einer, angl. one, dan. suéd. norv. m) est usité à Nice, à Pral, en Queyras et en Limousin et Périgord, y compris Bergerac (ex. àès Boèce^ Bartsch, p. i, V. 8 : Nos jove omne menam ta mal jovent Que us non o

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preza, si-s trada son parent) : niç. un dié « on dit » (de plus en plus supplanté par la tournure 3. p. pi., d\on)\ lim. Mfï, Tmi (avec l'article défini) et nun (ji représente probablement un autre un sous forme réduite; d. angl. this is*nt good, l'il fetcli a better om « celui-ci n'est pas bon, je vais en chercher un meilleur »).

§ 152. — Nous avons vu jusqu'ici nos expressions indéterminées employées en quelque sorte en fonction de sujet, — expression qui au point de vue grammatical n'est exacte que pour les continuateurs de homo et de unu. Reste à examiner comment on rend les régimes et les possessifs correspondants; ce qui suit s'appliquera également aux tournures du type « il faut », et ce qui sera dit de Von vaudra également pour un .

On peut distinguer si (a) le régime ou le possessif est dans la même proposition que l'expression indéterminée en fonction de sujet (types fr. on se prend, on se quitte ; on se plaît à rire ; on a son amour-propre) ou si (Ji) les termes en question ne se trouvent pas dans la même proposition, ou la proposition avec expression indéterminée en fonction de sujet manque (types fr. on ne doit pas, il ne faut pas croire tout ce que les gens vous disent' ; on croit pouvoir faire aisément son chemin en ce monde, mais la vie a bientôt fait devons détromper; on n'est jamais sûr de pouvoir arranger 5^5 affaires comme on voudrait; tout est aisé quand la fortune vous sourit).

a. — En principe, formes correspondant normalement à la personne exprimée par la forme verbale. Je ne connais pas

I. Ou, avec un deuxième on distinct du premier, ce qu'on vons dit. La formule fr. vraiment idiomatique est // ne faut pas croire tout ce qu'on vous dit.

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